Tour d'Italie : Bardet « dans l'inconnu » sur le Giro



Ce samedi, Romain Bardet va découvrir le Giro à 30 ans. Avec déjà huit participation au Tour de France et une à la Vuelta, le coureur de l'équipe DSM espère désormais briller en Italie. « Les écarts sont moins rédhibitoires ici que sur le Tour, souvent, on voit des remontées spectaculaires ou aussi des mecs qui s'écroulent totalement. Sur le Tour, parfois ça se résume à une course de côte, c'est vachement cadenassé. Là, on sait qu'il y a d'autres éléments qui entrent en compte. Si j'ai un peu ce brin de réussite, et surtout l'intuition qui va bien, ça peut m'aider à faire une très bonne course. J'aurais aimé être sur le Giro avant dans ma carrière mais, maintenant, je pense que l'essentiel ici c'est d'avoir l'envie et de bonnes jambes, le reste suivra. J'ai quand même une expérience de grands Tours, j'ai joué le général chaque année quasiment depuis que je suis néo-pro, c'est quelque chose que je connais, que je maîtrise, savoir faire les efforts sur trois semaines... », a notamment expliqué le Français, lors d'une interview à L'Equipe.


« Je me balance un peu dans l'inconnu »


« Nous avons décidé de ne faire aucune reconnaissance, donc je me balance un peu dans l'inconnu, il faut dire ce qui est. Bien sûr, je connais un peu le coin, j'ai été quelques fois dans les Dolomites, mais je ne connais pas aussi bien que les Alpes ou les Pyrénées, c'est évident. Quand on arrive dans une nouvelle équipe, il y a beaucoup de choses à assimiler, donc on a préféré se concentrer là-dessus, on a beaucoup travaillé à l'entraînement. Je ne pense pas que ce soit pénalisant et j'espère que la dureté de la course et son imprévisibilité me conviendront, a également confié Bardet. Avant la troisième semaine, il faudra passer par les chemins de pierre en Toscane (11eme étape), qui auront un peu le même rôle que les pavés sur le Tour, peut-être avec une dimension physique supérieure. Sur les pavés, notamment quand tu n'as pas tous les spécialistes de Roubaix, si tu n'as pas de problème, tu ne vas pas te faire sortir de la roue. Là, il va y avoir des ascensions, donc il y aura à la fois ce côté technique, de pilotage, la chance de ne pas avoir d'ennuis mécaniques, de crevaisons, et aussi le physique. Ce sera encore plus difficile et décisif, plus révélateur de l'état de forme de chacun. »

>