Carapaz s'est forgé

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Le plus grand succès de sa carrière. A 26 ans, Richard Carapaz a créé la sensation sur le Giro en remportant la 102e édition. Pour sa deuxième participation, l'Equatorien, quatrième l'an passé mais jamais monté sur le podium d'un grand tour, a eu le dernier mot lors d'un Tour d'Italie qu'il a gagné dans la montagne malgré les trois chronomètres de cette édition. Lors du dernier, ce dimanche à Vérone, le coureur de la Movistar a tenu bon, ne perdant que quelques secondes de la marge qu'il avait creusé sur ses adversaires.

Les 17 derniers kilomètres de ce Giro 2019 n'ont pas permis de grands retournements de situation. Pour 8 secondes, Primoz Roglic a tout de même privé la Movistar d'un bonheur total en récupérant la troisième place du classement général que Mikel Landa lui avait subtilisée la veille. Vincenzo Nibali, lui, termine deuxième à 1'05'' du vainqueur final. Un peu à la surprise générale, le plus rapide à rejoindre les arènes de Vérone a été l'Américain Chad Haga. En remportant le contre-la-montre, le coureur de la Sunweb signe aussi, à 30 ans, son plus beau résultat en carrière.

Au-dessus du lot en montagne

Tout au long des trois semaines de course, Richard Carapaz aura su déjouer les pièges de ce Tour d'Italie. Au contraire des favoris Tom Dumoulin (abandon) ou Simon Yates (seulement 8e). Rapide sur les courses en ligne, Primoz Roglic n'a pas été un grimpeur à la hauteur. L'éternel Vincenzo Nibali monte à nouveau sur le podium d'un grand tour mais, devant son public, le "Requin de Messine" doit se contenter de la deuxième marche. Il n'a pas à rougir face à la démonstration de Richard Carapaz. Le premier vainqueur Equatorien d'un Giro était plus venu comme un coéquipier de Mikel Landa mais il a prouvé qu'il était beaucoup plus que cela.

Vainqueur de la quatrième étape fatale à Dumoulin, Carapaz a pointé le bout de son nez dès la première semaine. Capable de limiter les écarts en contre-la-montre, l'Equatorien a mis tout le monde d'accord à Courmayeur après deux semaines de course. Vainqueur au sommet, le représentant Movistar s'est emparé avec autorité d'un maillot rose qu'il n'allait plus jamais lâcher, bien trop fort pour la concurrence dans la montagne. Il a géré son avantage avec l'aisance d'un vétéran pour valider son exploit. Un premier, certes, mais qui, à seulement 26 ans, en appelle forcément d'autres.