Tour de France 2023 : La part réduite du contre-la-montre regrettée par Guimard



Le Tour de France prend le contre-pied du Giro en 2023. En effet, alors que les organisateurs du Tour d’Italie ont décidé de redonner une place prépondérante au contre-la-montre avec trois étapes et plus de 70 kilomètres, ceux de la Grande Boucle n’ont pas dérogé à leurs habitudes récentes. La 110eme édition du Tour de France ne proposera que 22 kilomètres d’effort chronométré sur un terrain accidenté entre Passy et Combloux par la Côte de Domancy. Alors que Jonas Vingegaard n’a pas manqué de pointer du doigt cette caractéristique du parcours dévoilé la semaine passée, l’ancien sélectionneur de l’équipe de France Cyrille Guimard en a remis une couche. S’il admet que « c’est un très beau parcours » qui est « quand même relativement équilibré » malgré la présence de 30 cols, le « Druide » ne digère pas la faible place laissée au contre-la-montre. « Je le regrette, j'ai même presque envie de dire carton rouge : seulement 22 kilomètres de contre-la-montre sur le Tour de France, je trouve que ça fait très peu, a-t-il ajouté dans une chronique publiée sur le site spécialisé Cyclism’Actu. Et je pense que ce n'est pas normal. N'oublions pas que le chrono, c'est l'épreuve de vérité, où chacun peut s'exprimer de façon individuelle. »


Guimard : « Peut-être aussi que c'est pour favoriser les Français… »


Avec aussi peu de distance et un parcours montagneux, Cyrille Guimard se pose même la question de l’intérêt pour les équipes de préparer le matériel spécifique au contre-la-montre pour le prochain Tour de France. « Ne faire que 22 kilomètres... Je ne vois pas pourquoi on ferait des vélos de contre-la-montre pour l'année prochaine, a-t-il déclaré. D'autant qu'en plus, le seul chrono va passer par la Côte de Domancy jusque Combloux, donc on va peut-être le faire avec un vélo normal. C'est pour moi le seul vrai hic de ce parcours. C'est vrai que les organisateurs ont un certain nombre de contraintes, mais quand on met 22 bornes, on peut très bien en rajouter une quinzaine sans déranger beaucoup de monde. » Un choix délibéré de la part des équipes de Christian Prudhomme qui pourrait avoir une justification particulière selon l’ancien directeur sportif. « Peut-être aussi que c'est pour favoriser les Français, ajoute-t-il. Comme ils sont un peu limités dans cet exercice, en mettre le moins possible - et sur un parcours sur lequel des Gaudu, Bardet perdront moins de temps que si c'était totalement plat - on peut se poser la question, même si j'espère que non. » Un parcours avec lequel les candidats au maillot jaune vont devoir compose, de gré ou de force.

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