Tour de France 2022 : Quintana disqualifié après deux contrôles positifs au tramadol

 


Nairo Quintana est sans doute passé du sourire aux larmes. Alors que le Colombien vient de voir son contrat avec l’équipe Arkéa-Samsic être prolongé pour les saisons à venir, ses efforts à l’occasion du dernier Tour de France ont été réduits à néant. En effet, par l’intermédiaire d’un communiqué, l’Union Cycliste Internationale (UCI) a annoncé que « le coureur colombien Nairo Alexander Quintana Rojas a été sanctionné pour une infraction à l'interdiction d’usage du tramadol en compétition ». En effet, depuis le 1er mars 2019, l’UCI a interdit purement et simplement l’utilisation de cette substance « dans le but de préserver la santé et la sécurité des coureurs compte tenu des effets secondaires ». Nairo Quintana a été testé positif au tramadol à deux reprises, concernant les « échantillons de sang séché fournis par le coureur les 8 et 13 juillet lors du Tour de France 2022 ». Autrement dit, le Colombien a été pris à défaut en marge des 7eme et 11eme étapes de la dernière Grande Boucle.

 

 


 

 

Quintana disqualifié mais pas suspendu


Ces deux échantillons ont « révélé la présence de tramadol et de ses deux principaux métabolites », précise l’UCI dans son communiqué. En conséquence, par application du règlement médical, « le coureur est disqualifié du Tour de France 2022 ». Sixième du classement général de la Grande Boucle à un peu plus de seize minutes de Jonas Vingegaard, Nairo Quintana est purement et simplement effacé des tablettes, ce qui permet notamment à Romain Bardet de grimper d’un rang dans la hiérarchie et Valentin Madouas de faire son entrée dans le Top 10. Une décision qui peut toutefois être contestée en appel dans les dix jours devant le Tribunal Arbitral du Sport. Une sanction qui, toutefois, ne s’accompagnera pas d’une suspension pour le coureur de l’équipe Arkéa-Samsic. « Comme il s'agit d'une première infraction, Nairo Alexander Quintana Rojas n'est pas déclaré inéligible et peut donc prendre part à des compétitions », précise l’UCI qui « ne fera pas d’autres commentaires sur cette affaire ». Alors que le Colombien était déjà dans le viseur ces dernières années, ceci ne va pas améliorer son image.

 


>