Ineos Grenadiers : Thomas déçu par le parcours du Tour de France et prêt à favoriser le Giro



Geraint Thomas a d’ores-et-déjà une préférence pour la saison 2023. Alors que les organisateurs du Giro et ceux du Tour de France ont présenté des parcours aux philosophies bien différentes, le Gallois n’a pas caché sa préférence en marge du Critérium de Saitama. « Je ne sais pas trop pourquoi ils ont fait ça… », a confié au site spécialisé Cyclingnews le coureur de l’équipe Ineos Grenadiers. Ce « pourquoi », c’est la décision des organisateurs de la Grande Boucle de limiter à une étape et 22 kilomètres en montagne la part du contre-la-montre sur le parcours de la 110eme édition de l’épreuve. Se rappelant qu’à ses débuts sur le Tour de France en 2007, « il y avait deux étapes contre-la-montre longues de plus de 50 kilomètres », Geraint Thomas a confié que « c’est assez extrême de prendre la direction opposée ». Se faisant l’avocat de l’effort solitaire, le coureur gallois a assuré que « ces chronos sont également des étapes marquantes », tout comme les sprints massifs qui ont été réduits à la portion congrue cette année.


Thomas : « Décevant qu’il n’y ait pas plus de contre-la-montre »


S’il concède que les organisateurs du Tour peuvent avoir la volonté de « changer la donne », la philosophie du parcours 2023 lui déplait. « Je pense que c’est décevant qu’il n’y ait pas plus de contre-la-montre », a ajouté Geraint Thomas, faisant écho aux réactions de Jonas Vingegaard ou Cyrille Guimard. Le vainqueur de la Grande Boucle en 2008 n’en fait pas mystère, sa préférence va au Giro qui proposera l’an prochain trois étapes contre-la-montre pour plus de 70 kilomètres. « C’est ce que je pensais de toute façon, a-t-il confié quant à son choix de préférer le Tour d’Italie. Le Giro est une course bien moins intense du point de vue de l’ambiance et tout. J’aimerais y participer une nouvelle fois. C’est une course sur laquelle j’ai toujours pris du plaisir, même si j’ai été victime de chutes lors de mes deux dernières participations. Ce serait bien d’y retourner et de voir l’arrivée. » S’il se rend bien dans les Abruzzes en mai prochain, « G » assure que son ambition sera « simplement de faire le meilleur résultat possible », comme il avait abordé le dernier Tour de France, dont il avait pris la troisième place.

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