Alaphilippe ne visera pas le Tour en 2020

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Le maillot à pois en 2018, puis quatorze jours en jaune lors de l’édition qui vient de s’achever. C’est un Tour de France magnifique pour Julian Alaphilippe, qui a su aller puiser au fond de lui-même pour ravir le public et rester aux avant-postes. "Julian m’a dit que le maillot jaune donne des forces. Je le crois, je ne l’ai jamais porté ! Mais Julian m’a aussi avoué qu’au Tourmalet, il avait eu tellement mal qu’il croyait qu’il allait craquer. Mais, d’un coup, le public a hurlé son nom, et cela lui a permis de retrouver un peu d’énergie", a expliqué Patrick Lefevere, manager de l’équipe Deceuninck-Quick Step pour Le Parisien. 

Un manager qui n’avait pas du tout envisagé un Tour de cet acabit, mais qui a vécu les exploits de son protégé au fil des jours. Conscient des difficultés au programme, il ne peut que se féliciter qu’Alaphilippe ait eu les forces pour rester si longtemps sur le devant de la scène. Malgré tout, il savait avant l’heure que son équipe n’était pas bâtie pour briller à ce point sur le Tour de France, notamment en haute montagne.

Le recrutement est déjà fait... 

On a d’ailleurs souvent vu le maillot jaune esseulé quand la route s’est réellement élevée, ce qui n’enlève évidemment rien au dévouement dont ont fait preuve ses coéquipiers. Et Lefevere n’a aucun mal à avouer d’ores et déjà que ce ne sera pas mieux en 2020 ! Non, Alaphilippe n’envisagera pas la prochaine Grand Boucle pour la gagner: "C’est vrai pour une seule raison : nous n’avons pas l’équipe pour cela et le recrutement est déjà fait. On va viser d’autres objectifs. J’insiste. Julian n’aura pas d’équipiers assez forts pour gagner l’an prochain. Pour les autres années pourquoi pas, mais quand on voit un vrai grimpeur comme Bernal, ce sera très dur."

Le numéro 1 mondial aura sans doute son mot à dire à cette occasion. Et pendant tout le reste de l’année comme c’est déjà le cas aujourd’hui.