Racing 92 - UBB : L'arbitre fait son mea culpa


Les excuses de l'arbitre après un match de la dernière journée de Top 14. Cédric Marchat, qui officiait samedi soir lors de la rencontre entre le Racing 92 et Bordeaux-Bègles, fait son mea culpa ce lundi dans Midi Olympique. L'homme en vert désigné pour ce choc de la 19eme journée de championnat remporté à l'arraché par l'UBB sur une pénalité de Lucu de 40 mètres en coin réussie à la 69eme minute s'en veut pour une situation survenue en toute fin de match, alors que les Girondins tenaient déjà leur victoire. Toutefois, la décision de Monsieur Marchat - décision contraire aux joueurs du Racing 92 - aurait pu tout faire basculer et permettre aux Franciliens de coiffer son adversaire au poteau. Visé involontairement par un dégagement du demi de mêlée du Racing Maxime Machenaud, l'arbitre a stoppé l'action et donner mêlée avec introduction pour l'UBB. Après-coup, il estime qu'il aurait dû faire un autre choix. « Si je suis totalement clair et transparent, j’aurais dû rendre le ballon au Racing 92 », avoue l'arbitre, rappelant au passage la règle pour ce cas de figure : « Si le ballon ou le porteur du ballon touche l’arbitre et qu’aucune autre équipe n’en tire avantage, le jeu se poursuivra. Si une équipe bénéficie d’un avantage sur le champ de jeu, une mêlée ordonnée sera accordée avec introduction à la dernière équipe ayant joué le ballon. »

Monsieur Marchat a tenu parole


Avec du recul, M.Marchat estime donc qu'il aurait dû donner l'introduction au Racing et non à l'UBB. « Dans notre cas, la situation a bien profité à une équipe puisqu’elle a permis aux Bordelais de récupérer le ballon (...) En réalité, il fallait rendre le ballon à la dernière équipe qui a touché le ballon avant qu’il ne me heurte. Donc mêlée blanche. Sur le coup, le fait que la passe ne soit à destination de personne m’a sûrement influencé. Mais j’ai fait une erreur, je le reconnais. » Beau joueur, l'arbitre avait d'ailleurs assuré après le match à l'entraîneur du Racing 92 Laurent Travers, mécontent, qu'il s'excuserait s'il avait fait une erreur. Voilà qui est fait. « Effectivement, je me suis trompé, je le reconnais. »

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