Champions Cup : L'EPCR condamnée pour diffamation à l'encontre de Mourad Boudjellal

Mourad Boudjellal a eu le dernier mot face à l’EPCR. Après un premier jugement en sa faveur en février dernier, l’ancien président du RC Toulon a vu la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence lui donner une nouvelle fois raison dans l’affaire qui l’opposer à l’EPCR, organisateur de la Champions Cup et de la Challenge Cup, ainsi qu’à son directeur général Vincent Gaillard. Une affaire qui a démarré en janvier 2018 quand, lors du match entre le RCT et Trévise, Mathieu Bastareaud avait eu maille à partir avec un joueur italien et avait été cité pour des propos homophobes. A la suite du match, dans des propos recueillis par Rugbyrama, Mourad Boudjellal avait vivement critiqué l’EPCR. « Je suis inquiet. Ce que je crains, c'est le côté mormon de l'EPCR avec les Gallois et les Irlandais, avait déclaré le dirigeant toulonnais. Ce sont des gens qui vendent de la morale alors qu'ils n'en ont pas. Les mêmes qui ont des ministres qui se font fouetter dans le privé mais qui passent pour des mecs 'cleans' en public. » Dans un communiqué publié en juillet 2018, l’EPCR avait accusé Mourad Boudjellal de « comportement homophobe », ce qui avait mis le feu aux poudres.

Boudjellal n’en pas encore fini avec l’EPCR


Dans la foulée, l’ancien président du RCT avait porté plainte et, à la suite d’un premier procès et d’un appel, l’EPCR a bien été condamnée pour diffamation. La Cour d’Appel d’Aix-en-Provence, dans un jugement dont Rugbyrama a pu prendre connaissance, a condamné l’EPCR et Vincent Gaillard à verser 10 000 euros à Mourad Boudjellal comme dommages et intérêts pour réparer son préjudice moral. A cela s’ajoute des amendes de 3000 et 1500 euros car la cour n’a pas retenu « la bonne foi » des deux parties, mais également une amende de 5000 euros avec sursis. « La vraie justice a reconnu que l'EPCR m'avait diffamé. La justice a confirmé non seulement que mes propos n’étaient pas homophobes, mais surtout que l’EPCR n’avait aucune légitimité pour me juger là-dessus, a déclaré Mourad Boudjellal dans des propos recueillis par Rugbyrama. En clair, l’EPCR avait voulu inscrire une ligne à mon casier disciplinaire. Finalement, on se dirige vers une inscription au casier judiciaire de Vincent Gaillard et de l’EPCR. » Mais les démêlés judiciaires entre l’instance européenne et l’ancien patron du RCT ne sont pas encore terminés, l’affaire du faux SMS envoyé à un dirigeant de l’EPCR étant encore en cours d’instruction.