Wawrinka, la réaction d'orgueil

Reuters

Lundi dernier, pour son entrée en lice face à Rafael Nadal, c’est son ombre qui avait officié sur le court de l’O2 Arena. Stan Wawrinka lui-même en convenait après coup, ainsi relayé par Le Matin: "C’était un mauvais jour. Quelque chose de général. Il suffit que deux ou trois trucs ne marchent pas et tout s’effrite. Je vais en parler avec Magnus (Norman, son entraîneur, ndlr) et voir ce qu’il faut faire pour essayer de gagner les deux prochains matches."

Force est de constater que le coach suédois a eu les mots justes, et que le Suisse a su se mettre au diapason de ce Masters. David Ferrer en a fait les frais ce mercredi, malgré une entame solide et la rigueur quasi  chirurgicale qui le caractérise. Dans le premier set, qu’il a un temps mené 2-5, l’Espagnol a même eu l’occasion de conclure, avant de se laisser déborder par la réaction d’orgueil de l’Helvète. Celle-là même qui n’était jamais arrivée deux jours plus tôt…    

Stan Wawrinka a en effet enchainé sept jeux d’affilée pour totalement renverser ce match en sa faveur (7-5, 2-0). Fort de ses 34 coups gagnants (contre 10 seulement pour son adversaire) et en dépit de ses trop nombreuses fautes directes (35 ce soir encore), le lauréat de Roland-Garros au printemps dernier a su s’offrir la victoire (7-5, 6-2) et une seconde chance qu’il jouera vendredi face à Andy Murray, victime lui aussi d’un Rafael Nadal de retour aux affaires (6-4, 6-1). Un Majorquin d’ores et déjà qualifié du reste pour le dernier carré.