Garcia et Pouille, ça commence mal

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Alors que 2018 a été la pire année du tennis français depuis bien longtemps (*), la nouvelle saison ne démarre pas de façon très rassurante, pour ne pas dire plus. Chez les dames, alors que Kristina Mladenovic vient de perdre successivement contre deux Australiennes classées autour de la 200e place mondiale, Caroline Garcia a commencé l'année par deux défaites d'entrée à Shenzhen puis à Hobart, où elle était tête de série n°2 puis tête de série n°1.

Après n'avoir marqué que six jeux contre la Serbe Jorovic en Chine, la Lyonnaise a fait encore moins bien ce mardi en Tasmanie, avec une défaite 6-3, 6-2 contre l'Américaine Sofia Kenin (20 ans, 56e), qui l'a laissée sans réponse dans une série de sept jeux consécutifs à cheval sur les deux sets. Et c'est encore plus inquiétant parce que cela arrive à la suite d'une saison où Garcia, très attendue après son exceptionnelle fin d'année 2017, est passée de la 4e à la 19e place mondiale en quelques semaines.

Et chez les messieurs ? Certains commencent l'année à l'infirmerie, comme Richard Gasquet ou Gaël Monfils. D'autres réussissent des performances qui peuvent donner un peu d'espoir, comme le prometteur Ugo Humbert (sorti des qualifications sur ses deux premiers tournois de l'année) ou le revenant Jo-Wilfried Tsonga, demi-finaliste à Brisbane.

Au milieu de tout cela, il y a Lucas Pouille. Repris en main par Amélie Mauresmo il y a quelques semaines, le Nordiste a réalisé une Hopman Cup assez frustrante, avec trois défaites en trois sets en simple (Ebden, Zverev, Ferrer). Il faut maintenant ajouter une élimination d'entrée à Sydney face à un joueur issu des qualifications, certes estampillé danger potentiel, le tempétueux et talentueux russe Andrey Rublev (6-2, 6-3). On attendra l'Open d'Australie, dont le tirage au sort a lieu jeudi, pour se faire un avis précis sur son niveau de jeu en ce début de saison. En attendant, cela fait 7 défaites consécutives, à cheval sur 2018 et 2019, pour l'ancien n°1 tricolore.

(*) On pourrait remonter jusqu'à 1980, la précédente fois où les Bleus et les Bleues n'avaient atteint aucun quart de finale en Grand Chelem sur toute la saison.