Rosberg y a mis un point d'honneur

Reuters

C’est à se demander qui a remporté le championnat du monde ! Entre un Lewis Hamilton sacré pour la troisième fois de sa carrière il y a un mois aux Etats-Unis et un Nico Rosberg condamné à rester dans l’ombre de son coéquipier britannique, le plus heureux des deux n’était assurément pas le lauréat ce dimanche à Abu Dhabi. Dominé pour la troisième fois consécutive par son dauphin en cette fin de saison, Hamilton s’est encore fait voler la vedette à Yas Marina. Et c’est sans un regard, sans un geste pour sa doublure, que le champion a effectué son tour d’honneur, manifestement vexé.

Sa sixième pole de rang acquise la veille, Rosberg, lui, avait pris un malin plaisir à narguer son leader à l’issue des qualifications. "Je suis le plus rapide en ce moment, j'en suis ravi et j'en profite. Ce n'est pas une renaissance, je n'ai rien réinventé. J'ai juste progressé. Avant c'était souvent très serré mais Lewis avait un très léger avantage, d'un dixième parfois. Aujourd'hui le dixième est à mon avantage, et un peu plus que ça…" Autant dire que l’Allemand était attendu au tournant ce jour en piste. Ce qui ne l’a pas empêché d’être à la hauteur et même autoritaire comme rarement aux dépens de son coéquipier.

12e doublé Mercedes

"A Austin, j’étais moralement au plus bas. Cette fin de course avait été difficile à avaler, mais j’ai réussi à revenir petit à petit, ce qui me rend très heureux. Et si la saison prochaine commence dès demain matin, je suis prêt pour ça", pouvait savourer Nico Rosberg ce dimanche lors de la cérémonie protocolaire, flanqué d’une sixième victoire cette saison – la 14e de sa carrière. Bien sûr Lewis Hamilton n’était pas loin, et Mercedes a pu ainsi célébrer son 12e doublé de l’année – un record. Alors qu’il devait regagner les stands au terme du 41e tour, le Britannique a même été tenté par une impasse, demandant à son ingénieur de calculer le rythme optimal qui lui aurait permis de préserver ses gommes jusqu’au bout. Seulement ce dernier n’a pas obtempéré, condamnant ainsi Hamilton, tout champion du monde qu’il est, à la deuxième place.

Une position assurée devant la Ferrari d’un Kimi Räikkönen combatif à souhait et ainsi crédité d’une belle quatrième place finale au classement général, juste devant un Valtteri Bottas limité au 13e rang après avoir notamment perdu l’aileron avant de sa Williams lors d’un improbable accrochage avec la McLaren de Jenson Button dans la voie des stands (9e tour). Enfin pour ce qui est du Top 10 que Romain Grosjean briguait en cette ultime saison passée sous la bannière de Lotus, Nico Hülkenberg en aura été le dernier représentant jusqu’au bout, septième ici à Abu Dhabi au volant de sa Force India, quand son partenaire Sergio Perez a su s’inviter en cinquième position. 15e au départ, le pilote franco-suisse n’a pas démérité pour autant, glanant les deux points de la neuvième place pour constituer le 11e bilan de l’année, avec 51 unités au compteur.