Rosberg ne partage pas

Reuters

Après une année 2015 marquée par une domination outrageuse des Flèches d'Argent, la saison 2016 n'annonçait pas un grand bouleversement sur l'échiquier des écuries de Formule 1. Mercedes reste la référence absolue, mais sa tête d'affiche a changé. Là où Lewis Hamilton était dominant, c'est désormais Nico Rosberg qui règne sur l'asphalte. Dimanche matin, lors du Grand Prix de Chine, l'Allemand a signé un troisième succès consécutif en autant de courses, alors que son coéquipier britannique, parti de la dernière place sur la grille de départ, est parvenu à se hisser au 7e rang.

Le tenant du titre a toutefois beaucoup souffert, pris dans la mêlée d'un départ mouvementé puis par quelques pépins sur sa monoplace. Mais sa bonne stratégie pneumatique lui permet néanmoins d'entrer dans les points, loin, bien loin de celui qu'il avait dans son rétroviseur durant l'essentiel de la saison écoulée. Nico Rosberg n'est plus le même, lui qui reste sur six succès de rang sur les deux années confondues.

Hamilton en danger

Derrière, la meute est aux abois. Ferrari, qui avait placé ses deux voitures sur la deuxième ligne en qualifications, réussit a s'offrir le podium par le biais de la deuxième place de Sebastian Vettel (+ 37'776), victime d'un accrochage avec Kimi Räikkönen dès le premier virage. La Red Bull de Daniil Kvyat complète le tableau, mais à plus de 45 secondes du lauréat du jour (+ 45'936). L'écart qui sépare le patron de ses poursuivants est déjà impressionnant.

C'est justement derrière que la lutte sera intense, Lewis Hamilton, deuxième au classement général des pilotes, étant menacé par un Daniel Ricciardo (39 points contre 36) qui a retrouvé le mordant de la saison 2014. L'Australien de chez Red Bull termine ce GP de Chine au 4e rang et garde une courte avance sur Sebastian Vettel (36 points contre 33). Romain Grosjean, 19e au volant de sa Haas, a lui passé un dimanche très compliqué, et a passé ses nerfs, sans raison vraiment valable, sur Marcus Ericsson une fois le drapeau à damiers agité, reprochant au pilote suédois de chez Sauber une manoeuvre qui lui a valu quelques dégâts en début de course.

Le Français, à son avantage en Australie et à Bahrein, est passé à côté, le jour de son 30e anniversaire. Il faudra faire bien mieux dans deux semaines en Russie. C'est également ce que doit se répéter Lewis Hamilton, qui ne peut que jalouser les 75 points de son partenaire allemand chez Mercedes.