Sports de glace : Péchalat battue par une inconnue, Gailhaguet dans l'ombre


Nathalie Péchalat (38 ans) ne sera restée qu’un peu plus de deux ans à la tête de la Fédération française des Sports de glace. Élue en mars 2020, juste avant le premier confinement, suite à la démission de Didier Gailhaguet, accusé d’avoir couvert les agressions sexuelles et viols de Gilles Boyer sur Sarah Abitbol dans les années 1990, l’ancienne danseuse sur glace était candidate à sa réélection ce samedi, mais elle a été battue. Elle n'a en effet recueilli que 47,2% des voix, contre 52,8% en faveur de son opposante, Gwenaëlle Gigarel-Noury, totalement inconnue du grand public, suite au vote des 162 présidents de club réunis ce samedi à Paris.

Péchalat : "Faire revenir Didier Gailhaguet, ce serait se tirer une balle dans le pied"


La présidente du club de Lorient était soutenue par un certain…Didier Gailhaguet, qui ne pouvait pas se présenter puisque Nathalie Péchalat avait fait voter une limitation à trois du nombre de mandats à la tête de la Fédération. Président de la FFSG de 1998 à 2004 puis de 2007 à 2020, l’ancien patineur et entraîneur de 68 ans se retrouve derrière la candidature, et donc la victoire,de  Gwenaëlle Gigarel-Noury, qui ne s'est pas exprimée dans les médias avant l'élection. « Il y a des sujets dont je n'ai pas pu m'occuper pendant deux ans, c'est pour ça que le programme est tourné vers l'avenir, avait confié Nathalie Péchalat dans L'Equipe et à l'AFP. cette semaine. Je me dis que la majorité des présidents de club n'est pas dupe et sait bien ce que risque la fédération et eux par ruissellement. Faire revenir Didier Gailhaguet, ce serait se tirer une balle dans le pied. (...) L’ombre de Didier Gailhaguet n’a jamais quitté la fédération. Ce qui me dérange, c’est la bataille qu’il mène à titre personnel, en estimant que la fédération ne peut pas tourner sans lui. J’ose espérer que les présidents de clubs ont envie d’aller de l’avant. » Ils n'ont visiblement pas vu les choses de cette façon.

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