JO de Pékin : Seulement quatre patineurs français qualifiés

La France n’a remporté qu’une seule médaille chez les femmes aux Jeux Olympiques, grâce à Jacqueline du Bief, troisième à Oslo en 1952. Et ce n’est pas en 2022 que la délégation tricolore va enrichir son palmarès. En effet, la France ne comptera aucune représentante dans la catégorie féminine lors des Jeux de Pékin qui se dérouleront du 4 au 20 février prochain. Le Nebelhron Trophy, à Oberstdorf en Allemagne, permettait cette semaine de délivrer les derniers quotas olympiques. Mais la dernière Française en lice, Léa Serna (bientôt 22 ans), entraînée par un certain Brian Joubert, n’a pris que la quatorzième place. Or, il fallait terminer dans le Top 6 pour obtenir un quota pour Pékin. Vendredi, Adam Siao Him Fa (20 ans) avait quant à lui décroché un quota pour la France dans la catégorie messieurs en terminant deuxième. Mais cela ne signifie pas forcément que c’est lui qui se rendra dans la capitale chinoise cet hiver, puisque les quotas ne sont pas nominatifs. Son compatriote Kévin Aymoz (24 ans) avait quant à lui décroché un quota (qui devrait lui revenir, sauf surprise) grâce à sa neuvième place obtenue lors des championnats du monde 2021 à Stockholm. Les deux hommes rêvent de succéder à Alain Calmat (argent en 1964), Patrick Péra (bronze en 1968 et 1972) et Philippe Candeloro (bronze en 1994 et 1998) au palmarès français des JO.

Pas de couples non plus


Dans la catégorie couples (où Andrée Joly et Pierre Brunet ont remporté trois médailles olympiques entre 1924 et 1932, les seules pour la France), la France n’est pas parvenue à décrocher de quotas et ne sera donc pas représentée. Coline Keriven et Noël-Antoine Pierre ont pris la treizième place, alors que seulement trois quotas étaient décernés. Enfin, dans la catégorie danse sur glace, celle où la France a déjà remporté quatre médailles olympiques (or en 2002 et bronze en 1998 pour Anissina-Peizerat, argent pour les Duchesnay en 1992 et pour Papadakis-Cizeron en 2018), le quota avait déjà été obtenu depuis longtemps par les quadruples champions du monde Gabriela Papadakis et Guillaume Cizeron, même s’ils ont très peu patiné depuis le début de la crise du covid. Un quota qui leur reviendra évidemment, sauf coup dur.

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