Le cauchemar français continue

Reuters

Il faut remonter à janvier 1911 pour trouver trace d'une déroute plus humiliante face à l'Angleterre. Un cinglant 37-0 infligé au XV de France, déjà à Twickenham et déjà dans le Tournoi, des 5 Nations à l'époque. Cent huit ans plus tard, les Bleus ont pris une fessée semblable avec cette fois 36 points d'écart (44-8), ce dimanche lors de la deuxième journée de ce même Tournoi.

Une semaine après avoir déjà mordu la poussière face au pays de Galles au Stade de France (19-24), le XV de France imaginait le pire au moment de se rendre chez des Anglais capables, eux, de l'emporter en Irlande avec le bonus offensif... Le XV de la Rose n'a pas mis longtemps pour donner le ton d'un match cauchemardesque pour les Bleus. Après seulement quelques secondes de jeu, sur son premier ballon, l’Angleterre a mis en place son plan diabolique, à savoir du jeu au pied direct sur les ailes dans le dos de la défense française. Un régal pour Jonny May qui pouvait aplatir d'entrée (2e). Le premier des trois essais, tous semblables, de l'homme du match (24e et 29e également).

"L'Angleterre beaucoup trop forte pour nous"

Au total, les hommes d'Eddie Jones ont planté six essais à la défense tricolore avec également Henry Slade (40e), un essai de pénalité (50e) et un dernier d'Owen Farrell (55e). Damian Penaud a sauvé l'honneur français en fin de première période (35e), évitant la pire défaite de l'histoire dans un Crunch. Mais le naufrage reste retentissant. La partie était déjà pliée à la fin du premier acte (30-8).

"Il n'y a rien à dire, l’Angleterre a été beaucoup plus forte que nous, a commenté le sélectionneur Jacques Brunel au micro de France 2. Ils nous ont mis sous pression et on n'a pas su s'en sortir. Le match était joué à la pause. D'ici là (la Coupe du monde, ndlr), il peut se passer beaucoup de choses, on verra. Aujourd'hui l’Angleterre a été beaucoup trop forte pour nous." Avant de penser au Mondial, il va d'abord falloir se relever d'une nouvelle déroute. L'Ecosse se présente le 23 février prochain au Stade de France. Il serait judicieux d'éviter le ridicule.