Tatarusanu ressort du bois

Les supporters nantais seront peut-être - probablement ? - les derniers à avoir connu Ciprian Tatarusanu comme gardien titulaire. On avait laissé le Roumain remplaçant de luxe à l'Olympique Lyonnais, mécontent de sa situation face à Anthony Lopes alors qu'on lui avait soi-disant vendu une place de n°1 à l'été 2019. On le retrouve plus assagi à l'AC Milan, lui qui devrait assurer toute la fin d'année dans le but rossonero, Mike Maignan étant indisponible pour encore deux bons mois à la suite de son opération au poignet. Après une saison passée dans l'ombre de Gianluigi Donnarumma, il n'a jamais été question que Tatarusanu devienne son successeur. Son rôle est clairement défini, et le voilà désormais en pleine lumière sous les projecteurs de San Siro.


"C'est un super pro et un excellent gardien", rappelait Stefano Pioli la semaine dernière, avant le premier match de son intérim face au Hellas Vérone (3-2). "Il est disponible et apprécié par tous, il est prêt à tirer profit de cette opportunité." Si Antonio Mirante, le vétéran de la Roma (38 ans), a été recruté à la hâte, c'est bien pour qu'il devienne lui-même la nouvelle doublure de Tatarusanu durant cette période à venir. Ce dernier va donc regoûter de manière durable à la Serie A, pour la première fois depuis son départ de la Fiorentina pour Nantes en 2017. Retraité international depuis un an, alors qu'il était toujours titulaire en équipe de Roumanie, le gardien de 35 ans a connu un nouveau départ assez paradoxal. Contre Vérone, il a ainsi encaissé deux buts à domicile face à une équipe du ventre mou.

Mais tout en ayant pu compter sur le sursaut de ses équipiers pour renverser la tendance (3-2), il n'était pas responsable sur les actions incriminées et a même sorti quelques arrêts, comme à Porto mercredi en Ligue des Champions (1-0) en dépit de la défaite. L'AC Milan doit encore disputer quatorze matchs avant la trêve de Noël, Tatarusanu aura donc un rôle déterminant dans cette période charnière. Notamment en Serie A, où les partenaires de Zlatan Ibrahimovic et Olivier Giroud restent les seuls à tenir le rythme effréné du Napoli - plus qu'en Ligue des Champions, avec déjà trois défaites en trois matchs dans le groupe de la mort. Ses trois grands rendez-vous sont très clairs : l'enchaînement Roma - Inter dans une et deux semaines (31 octobre et 7 novembre) puis le choc du 19 décembre, justement, contre le Napoli.


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