Ribéry a "toujours faim"

Reuters

"Le football, c’est ma vie." C’est désormais la "dolce vita", même, pour Franck Ribéry. Accueilli comme une rockstar la veille, à l’aéroport de Florence, l’ailier français a été officiellement présenté à la presse jeudi. Et c’est également un tonnerre d’applaudissements que les journalistes lui ont réservé, après sa première réponse formulée en italien. Une langue que l’ancien joueur du Bayern Munich, arrivé libre après douze ans passés en Allemagne, maîtrise déjà plutôt bien. Comme s’il avait préparé depuis des mois cette nouvelle étape de sa carrière. Peut-être la dernière, alors qu’il a fêté en avril ses 36 ans.

ribéry accueilli en héros à florence

"Il y a eu des contacts en France, mais je suis resté tellement longtemps à l’étranger que je voulais continuer dans un autre pays, a-t-il expliqué. J’aime beaucoup l’Italie, la langue, la mentalité des gens… et la nourriture aussi, on y mange très bien !" Mais ce n’est pas en pré-retraité que "Kaiser Franck" débarque en Serie A. Avec la Fiorentina, il veut "profiter" et performer: "J’ai eu la chance de trouver un club qui me fait énormément confiance. […] Je suis très motivé, j’ai toujours faim. Si j’ai signé deux ans, c’est pour apporter mon expérience, pour être décisif et pour aider les jeunes aussi."

"Ça me fait penser à Marseille"

Pour jouer les premiers rôles, également. "C’est un club qui a des ambitions, qui a envie de terminer dans le haut du tableau et on va tout faire cette année pour finir dans les cinq ou trois premiers, a-t-il ainsi annoncé. On sait que c’est très difficile parce qu’il y a de grands clubs en Italie, qui chaque année veulent gagner beaucoup de trophées comme la Ligue des champions, mais c’est pour ça que je suis venu à la Fiorentina. Le championnat italien est un très grand championnat avec de grands joueurs, de grands clubs. Cette année encore, le Milan s’est renforcé, l’Inter et la Juve également." 

Malgré cette concurrence, c’est "sans réfléchir", après avoir pris conseil auprès d’anciens joueurs du club comme Luca Toni, que l’ex-Marseillais a choisi la Viola. "Il y a une culture spéciale ici, les gens sont passionnés de foot et c’est pour ça que c’est une belle expérience pour moi de venir en Italie, a-t-il affirmé. J’ai eu un accueil extraordinaire. Voir les gens autant passionnés, c’est incroyable. Ça me fait penser à Marseille. J’aime cette mentalité, ça me correspond. C’est pour ça que je vais faire le maximum." Et de conclure que les dirigeants toscans, comme leurs homologues bavarois en 2007, ont touché le gros lot en l'enrôlant: "Pour la Fiorentina, c’est un ticket gagnant !"