Naples : Mertens, l’invité surprise

Reuters

Avec Higuain, Icardi, Dzeko ou encore Belotti, la Serie A ne manque pas de buteurs de renom. Il faut désormais ajouter à cette liste un certain Dries Mertens. Du haut de son mètre soixante-neuf, l’attaquant napolitain a en effet décidé de se frotter aux cadors du championnat italien. Sans qu’on s’y attende vraiment, le petit belge a fait son entrée dans le « gotha » de la Serie A. Le voici d’ailleurs deuxième du classement des buteurs avec pas moins de 16 réalisations au compteur. Une véritable surprise, quoique …  

Arrivé en juin 2013 à Naples en provenance du PSV Eindhoven, Mertens, très technique et véloce,  s’est rapidement acclimaté au football italien. Mais barré par la concurrence, l’international belge a souvent été cantonné au rôle de remplaçant, ses qualités de feu follet faisant de lui un parfait joker. Dans l’ombre des Higuain, Insigne ou encore Callejon, le petit diable rouge marque en moyenne 7 buts par saison. Un bilan plus que respectable mais loin de ses standards aux Pays-Bas.

Il aura finalement fallu attendre la saison 2016-2017 pour voir éclore le natif de Louvain. Pourtant, l’exercice débutait mal pour les Partenopei avec le départ d’Higuain et la grave blessure de son successeur, Milik, éloigné des terrains pendant de longs mois. Privé d’attaquant majeur, Naples s’en remet un temps à Gabbiadini et Insigne, attendus comme des sauveurs. Mais le premier, en mal de confiance, perdra rapidement pied tandis que le second déçoit par son manque de régularité. Un mal pour un bien pour Gli Azzurri qui vont se découvrir un héros caché avec Dries Mertens, par qui le salut va passer.

Après avoir cherché la bonne formule, Maurizio Sarri, le coach de Naples, décide de faire confiance au Belge. Habitué à évoluer sur un côté, il est alors aligné en faux neuf, à la pointe du trident avec Insigne et Callejon. Un choix qui s’avèrera rapidement payant. Connue pour son jeu léché et son animation offensive, la formation napolitaine reprend ses vieilles habitudes en infligeant de lourdes défaites (3-0 contre l’Inter, 5-0 contre Cagliari, 5-3 contre le Torino ou encore 7-1 dernièrement contre Bologne). Meilleure attaque de Serie A, l’attaque des Partenopei se régale, Dries Mertens en première ligne.

La UNE du Corriere dello Sport du 19 décembre 2016

Alors que ses compères s’épanouissent (9 buts pour Hamsik, 8 pour Callejon et 7 pour Insigne), l’ancien d’Utrecht a lui pris une autre dimension. Epanoui dans son nouveau rôle, le Belge a enfin la possibilité de s’exprimer. Depuis la fin de l’année 2016, il enchaine les coups d’éclats avec pas moins de deux triplés et un quadruplé retentissant face au Torino. Si bien que la presse italienne n’avait pas hésité à le comparer à la légende Diego Maradona. Des prestations de haut vol qui ont fait de lui LE chouchou du San Paolo. Devenu incontournable, celui qui négocie actuellement sa prolongation de contrat, espère bien poursuivre son embellie. Avant que le retour d’Arkadiusz Milik ne vienne peut-être perturber cette nouvelle hiérarchie.

« Ne pas casser la dynamique avec le retour de Milik »

« On était habitué à un Mertens qui entrait en jeu et faisait des étincelles. Avec la blessure de Milik et la mayonnaise qui n’a pas pris avec Gabbiadini, Sarri a été obligé de faire avec les moyens du bord. C’est là qu’on voit que c’est un bon coach. Il s’est retrouvé sans véritable attaquant et a décidé de compter sur la technique d’un Mertens, appuyé par Insigne et Callejon. Le Belge était sans doute celui qui avait le plus d’aptitudes devant le but. Il en est à 16 buts mais je ne suis pas spécialement étonné. C’est un joueur que j’aime beaucoup, qui va très vite, qui est très technique, intelligent dans tout ce qu’il fait. Il a aussi une très bonne mentalité. Il a souvent été sur le banc mais n’a jamais rechigné et il montre qu’on peut compter sur lui. Il est sur une série de 14 buts en 10 matches. Il est dans une telle furia que ça ne peut que continuer. Avec le retour de Milik, il ne faudra pas casser cette dynamique. Ça va être compliqué pour Sarri. Il y a un choix d’hommes mais aussi un choix sportif à faire. »

>