McKennie, un délice !

Panoramic

Au sein de l'effectif XXL de la Juventus, Winston McKennie, prêté par Schalke (avec option d'achat), n'était pas forcément celui qu'on attendait le plus. Mais le talent n'attend décidément pas le nombre des années : à seulement 22 ans, le petit prodige américain a déjà disputé 28 matchs toutes compétitions confondues. Il n'y a que quatre autres membres de l'effectif qui ont fait mieux - et de peu : Danilo (31), Rodrigo Bentancur (30), Dejan Kulusevski et Adrien Rabiot (29, Alvaro Morata et Federico Bernardeschi étant à 28 comme McKennie). Son coach Andrea Pirlo n'en fait d'ailleurs pas mystère en conférence de presse, face à l'état physique un peu chancelant de son joueur : "Il souffre mais s'accroche et il sera là, au vu de notre effectif réduit du moment."



Ayant éclaté à la face du monde en décembre, avec son ciseau spectaculaire lors de la démonstration des Bianconeri à Barcelone (0-3) en Ligue des Champions, il représente aussi cette génération montante aux Etats-Unis bercée par le football européen, avec ses autres jeunes compatriotes Christian Pulisic (Chelsea), Giovanni Reyna (Dortmund), Sergino Dest (Barça), Timothy Weah (Lille) ou même Konrad De La Fuente (la jeune pépite du Barça). Ayant goûté au soccer lors d'un premier voyage en Allemagne entre ses six et neuf ans, pour suivre son père militaire, le ballon rond a été une belle découverte pour lui alors qu'il cherchait initialement un club de football... américain. Evidemment.

"Grand fan" de Harry Potter selon ses propres mots, il fête ses buts avec une célébration adaptée : "J'ai même un tatouage sur la main." Auteur de trois buts toutes compétitions confondues, McKennie est le milieu de terrain le plus buteur de la Juventus, à égalité avec Kulusevski. Formé à Dallas et arrivé à Schalke dès 2016, à l'âge de 17 ans, il compte déjà 21 sélections et six buts en sélection américaine. Des statistiques conséquentes pour un joueur qui reste un milieu relayeur, pas offensif de spécialité mais qui aime de plus en plus se projeter. Et ne se prive donc pas, à la Juve, de s'engouffrer goulûment dans la brèche.

 


 


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