Juventus Turin - Rien ne sera offert à Kean

Reuters
Moise Kean a répété à plusieurs reprises qu'il se sentait bien au Paris Saint-Germain. Sauf que son prêt vers la capitale française était bel et bien sans option d'achat, ce qui a conduit l'attaquant international italien à retourner à Everton. Qui, cette fois, a concédé une option obligatoire dans son nouveau prêt vers la Juventus, quittée il y a seulement deux ans. Un retour à l'envoyeur vers son club de coeur, celui qui l'a formé, ce qui doit normalement remplir Kean de joie. Sauf qu'à 21 ans, le tapis rouge ne lui est toujours pas déroulé chez les Bianconeri. S'il a participé aux sept matchs du club depuis son arrivée à la fin du mois d'août (cinq en Serie A, deux en Ligue des Champions), il n'a été titulaire que deux fois en championnat.

La première s'est bien passée, avec un but sur le terrain de La Spezia (2-3), la deuxième un peu moins avec une sortie dès la mi-temps lors du derby au Torino (0-1). Et même quand Alvaro Morata - dont il n'est clairement que la doublure - et Paulo Dybala se sont blessés, Massimiliano Allegri a pu aligner en pointe Bernardeschi ou Federico Chiesa, notamment lors du match référence face à Chelsea en Coupe d'Europe (1-0). Touché par sa mise à l'écart à la dernière minute du groupe champion d'Europe de la Squadra Azzurra, fin mai, Moise Kean ne parvient donc à s'imposer ni en club, ni en sélection. Pour le moment, ça vaut pour l'ensemble de sa carrière, sa saison la plus pleine à Everton (2019-2020) ne l'ayant vu marquer que deux petits buts.

Très performant à Paris dans son rôle de joker, avec treize buts en championnat et trois réalisations en Ligue des Champions, il ne prétend évidemment pas à conserver ce rôle pour la suite de sa carrière. Mais les attentes placées autour de lui, particulièrement depuis ses six buts marqués en un mois et demi avec la Juve au printemps 2019 - à seulement 19 ans -, peuvent aussi jouer en sa défaveur. Dès sa première entrée en jeu cette saison, sur le terrain de Naples (2-1), il a failli tromper son propre gardien de la tête sur un corner, une action qui a finalement conduit au but décisif de Kalidou Koulibaly malgré la première parade de Wojciech Szczesny. Les moqueries ont été immédiates... Moise Kean n'est pas (encore ?) prophète en son pays.

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