En colère, Totti quitte Rome !

reuters

70 minutes. C'est le temps passé par Francesco Totti (42 ans) en conférence de presse ce lundi. En costume, devant le drapeau européen, le drapeau olympique et le drapeau italien, la légende des Giallorossi ne s’est pas présentée devant les journalistes pour simplement annoncer son départ. Dans le staff de la Louve depuis deux ans puis promu directeur sportif en mai dernier suite au licenciement de Monchi, l'ancien attaquant italien a décidé de démissionner de son poste, non sans adresser des messages cinglants à ses ex-dirigeants: "C’est une journée douloureuse. Mais vu les conditions, le moment était propice pour prendre cette décision, je n'ai jamais eu l'occasion de m'exprimer dans mon rôle", a confié Totti, dans des propos relayés par Tuttosport.

Et si son cœur reste romain, l’ancien attaquant des Giallorossi ne gardera pas un souvenir impérissable des membres de l’organigramme du club italien: "Ce n'est pas le moment d'être pro-Pallotta (le président), pro-Baldini (membre du comité exécutif du club). Comme je l'ai toujours dit, il est normal que les présidents passent, les joueurs passent, mais pas les légendes. J'ai beaucoup réfléchi, et ce n’est pas de ma faute si j’ai pris cette décision", a lâché l'idole de la capitale transalpine, visiblement très agacée de l’évolution de son rôle au sein du staff romain.

Peu de responsabilités...

Totti pas assez impliqué dans le projet ? C’est en tout cas ce qu'a reproché l’Italien à son ancienne direction. "En deux ans, j'ai assisté à dix réunions, ils m'ont toujours appelé en dernier. Comme s'ils voulaient me mettre à l'écart de tout." Pourtant rancunier, l'homme au 786 matches a précisé qu'il ne souhaitait pas partir définitivement de la formation qu’il a rejoint à l’âge de 13 ans. "Pour moi, c'est un au revoir, pas un adieu. Il est impossible de me voir en dehors de Rome, en tant que romaniste, je ne pense pas que cela puisse arriver. Si un autre propriétaire fait appel à moi, je serai prêt." Si Rome n’a pas officiellement communiqué sur cette séparation, nul doute que James Pallotta et ses hommes ont encore perdu en crédibilité auprès des tifosi. En place depuis 2012, l'Américain a récemment enchaîné les échecs, entre faillite dans le recrutement et résultats décevants... Difficile de défendre le bilan de la direction romaine depuis l'élimination en demi-finale de la Ligue des champions 2018 face à Liverpool. De quoi donner raison à Francesco Totti ?