Dzeko, l'empereur romain

Reuters
Si Edin Dzeko ne quitte pas la Roma cet été, il ne sera jamais resté aussi longtemps dans un club, puisqu'il y dispute déjà sa cinquième saison, soit autant qu'à Manchester City auparavant. Une preuve supplémentaire que l'attaquant bosnien fait désormais partie des meubles du côté de l'Olimpico ? Avant la pause forcée à cause de la pandémie de coronavirus, il est devenu le sixième buteur de l'histoire du club. Il n'est qu'à neuf unités du troisième et 36 du deuxième, Francesco Totti étant évidemment intouchable avec 307 buts.



Sa régularité est impressionnante (voir plus bas). Après une deuxième saison dantesque, il avait un peu baissé de pied ensuite sur la scène nationale, descendant sous les dix buts en 2018-2019. Une anomalie réparée cette année. Surtout, son rythme n'a en revanche jamais faibli en Coupe d'Europe, et presque encore moins en Ligue des Champions - en 2017-2018, où il avait notamment marqué lors du fameux 3-0 en quarts de finale face à la Roma, puis la saison suivante - qu'en Ligue Europa. Oui, Dzeko est une machine à buts, une vraie, qui ne se blesse quasiment jamais et ne laisse aucune place au doute. C'est un caractère.

 

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La saison passée, il avait craché sur l'arbitre au mois de janvier, lors de la déroute en Coupe sur le terrain de la Fiorentina (7-1). Pris également dans une simulation de haut vol en Ligue des Champions face à Porto, en huitièmes de finale, l'attaquant bosnien était chafouin. Peut-être encore embêté qu'on ait voulu l'envoyer à Everton l'été précédent. Sa réponse, à l'époque, vient d'être révélée par un confrère de BT Sport (pour ESPN) : « Que voulez-vous que je fasse ? Rester à Rome, ou aller sous la pluie d'Everton ? S'il vous plaît, ne me posez plus jamais cette question. » On ne lui demandera pas non plus si, à 34 ans, il commence à sentir le poids du temps qui passe. Ce serait vraiment chercher la petite bête.


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