Déjà tous fans de Pirlo

reuters
Le début n'est pas loin d'être idéal pour Andrea Pirlo sur le banc de la Juventus. Si Cristiano Ronaldo a longtemps et beaucoup raté, il a fini par marquer à deux minutes du terme de la rencontre face à la Sampdoria, qui a permis dimanche soir à cette Vieille Dame « new look » d'entamer la défense de son titre par un tranquille succès 3-0. C'est la cinquième fois de suite que la Juve remporte son match d'ouverture, personne n'a fait mieux en Italie. La recrue Dejan Kulusevski a vite ouvert le score, Leonardo Bonucci a également marqué à l'entame du dernier quart d'heure.

« Pour le moment, on essaie de faire de notre mieux », résumait modestement Pirlo sur Sky Sport à l'issue du match. « On savait que ce serait difficile, mais on a bien géré. Il faudra un peu de temps pour mettre en place notre tactique. Les joueurs revenaient de sélection et on a eu seulement une dizaine de jours d'entraînement, avec un seul match amical. Il nous manque des joueurs tels qu'Alex Sandro, Paulo Dybala ou Matthijs de Ligt, on le sait. »


"Il faut comprendre ce que les joueurs veulent. Alors, on parle."


Alors, Pirlo entraîneur, ça a donné quoi ? Le costard-cravate, déjà, ce qui remet en place un certain standing après la parenthèse Maurizio Sarri. Lui met l'accent sur « le dialogue » : « C'est essentiel. Lorsque j'étais joueur, j'aimais parler avec les coachs. Et pas seulement sur le terrain. Il faut comprendre ce que les joueurs veulent. Alors, on parle. » « Le coach est calme, il croit en nous, il nous laisse jouer et nous donne de la confiance », se réjouit Kulusevski (sur le site du club), qui apprend déjà la méthode Cristiano Ronaldo : « Il est fantastique. Même à 2-0, il me disait de pousser encore. »

Bonucci, enfin, voit un nouveau style dans cette Juve : « On a de nouvelles idées, une façon inédite d'interpréter le match, on veut attaquer. Nous pouvons combiner un pressing agressif avec une possession de qualité, avec quatre milieux centraux qui ont les capacités pour aller au duel et récupérer des ballons. Et Pirlo nous transmet beaucoup de sérénité, comme il le faisait lorsqu'il jouait : vous pouviez lui donner le ballon au milieu de cinq adversaires, il ne le perdait pas... On a beaucoup de respect pour lui et ça ne fait que commencer, je suis sûr qu'on va en retirer d'immenses satisfactions. » C'est confirmé, la Juventus a retrouvé son maestro.