Comment Luciano Spalletti a métamorphosé le Napoli

Panoramic

Cinquième de Serie A la saison dernière, à quatorze points de l'Inter Milan, le SSC Napoli n'a pas accroché la place escomptée avec Gennaro Gattuso sous ses rangs. Après le départ de l'ancienne gloire de l'AC Milan, Aurelio De Laurentiis, le président du club avait confié son envie de voir débarquer un autre entraîneur italien. Quelques jours plus tard, son rêve était exaucé avec la venue de Luciano Spalletti. Après avoir quitté l'Inter Milan en 2019, l'Italien a trouvé en Naples, un joli moyen de rebondir : « J'ai entraîné à Rome dans la ville du Pape, à Saint-Pétersbourg dans la ville du Tsar et aussi à Milan dans la ville de la mode, a confié le technicien lors de sa présentation. Maintenant, c'est le Napoli et je suis fier d'être sur le banc du club où a joué Maradona. »

Dans la foulée, il s'est mis les supporters dans la poche en confiant sa farouche volonté de disputer la Ligue des Champions la saison prochaine. Pour le moment, le Napoli est bien parti sous les ordres de Spalletti. Avec trois victoires en autant de journées (Venise, Genoa) dont un dernier succès probant contre la Juventus (2-1), le club du Sud de l'Italie a idéalement débuté son championnat et entend prendre les commandes de la Serie A dès ce lundi soir sur la pelouse de l'Udinese (20h45, sur beIN Sport 5).

Si le chemin menant à la C1 ne se fait pas par le championnat, Luciano Spalletti a coché la Ligue Europa pour y parvenir. Jeudi dernier en Angleterre contre Leicester, les Napolitains ont manqué de réalisme et se sont fait punir par Perez et Barnes avant que Victor Osimhen ne se fâche en claquant un doublé (2-2). Avec ce nul, le club italien a conservé toutes ses chances d'aller le plus loin possible en C3 et don possiblement en Ligue des Champions en cas de succès. « Je tiens à féliciter ceux qui sont sortis du banc, car ils ont prouvé leur qualité et cela facilite la tâche à tout le monde, car ils ne se battent pas pour prendre la place d’un autre coéquipier, mais pour jouer à ses côtés» a lâché Spalletti après la rencontre.

 

Une équipe compétitive


Avec de bonnes performances en championnat et un démarrage poussif mais motivant pour la suite de la compétition en Ligue Europa, tous les feux semblent au vert pour le Napoli. Surtout, Luciano Spalletti est arrivé avec dans ses bagages, un système de jeu en 4-2-3-1 idéal pour l'effectif du club. Déjà plaisant lorsque le club ciel et blanc l'utilisait, cette combinaison est sublimée à merveille par l'ancien coach du Zénith qui en est un adepte. Une projection vite vers l'avant, beaucoup de verticalité, des latéraux très offensifs et des transitions rapides, voilà le mariage idéal entre la formation d'Aurelio De Laurentiis et l'Italien.

Avec un Kevin Malcuit efficace et travailleur dans le couloir gauche et après avoir réussi à conserver Kalidou Koulibaly en défense centrale, Naples dispose en plus d'une vrai paire de milieux défensifs avec Ruiz et la recrue Zambo Anguissa. Zielinski a ce rôle de détonateur vers l'avant et ses deux acolytes, Insigne et Lozano sont des éléments parfaits pour apporter le danger et servir dans la profondeur Victor Osimhen. Sur le banc, Spalletti possède plusieurs solutions intéressantes avec Ounas, Elmas ou Politano. Que ce soit en Russie ou à l'AS Rome, le technicien est également un habitué des villes de football, de la pression locale, des médias et ce ne devrait pas être un problème d'évoluer avec l'environnement napolitain, même avec une direction réputée rugueuse. Pour le moment en tout cas, tout va pour le mieux.


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