Bakayoko cible de chants racistes

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Quelques heures avant la demi-finale retour de Coupe d’Italie entre l’AC Milan et la Lazio, remportée 1-0 par les visiteurs sur un but de Joaquin Correa (aller 0-0), des supporters laziale, accompagnés par une poignée de leurs homologues de l’Inter, avaient déployé une banderole en hommage à Mussolini sur la Piazzale Loreto.

Un acte dû à "quelques éléments isolés" s’est ensuite défendu le club romain, qui n’a en revanche pas communiqué sur les chants racistes entonnés par certains de leurs tifosi à destination de Tiémoué Bakayoko, qui avait récemment chambré le défenseur de la Lazio Francesco Acerbi. Le chant "cette banane est pour Bakayoko", déjà entendu au stade Olympique quelques jours auparavant, a ainsi été très repris mercredi.

D’après le Corriere della Sera, cette action était annoncée sur les réseaux sociaux, et on a pu entendre d’abord ce chant à l’extérieur de San Siro, puis à l’intérieur pendant le match. Des bananes, vraies ou gonflables, ont également été aperçues dans le parcage laziale. Deux appels au micro du stade effectués par le speaker n’y ont rien changé, et l’arbitre a décidé de ne pas interrompre le match, comme il en a pourtant le droit dans pareil cas.

La rencontre a donc continué comme si de rien n’était, et les chants racistes, qui ciblaient aussi l’Ivoirien Franck Kessié, ont repris de plus belle, et se sont même poursuivis après le coup de sifflet final. "Comme d’habitude, l’indifférence a prévalu", regrette la Gazzetta dello Sport.