Tournée d'automne : Les All Blacks piégés en Irlande !



A une semaine du grand rendez-vous attendu par l'ensemble de la planète rugby contre le XV de France, la Nouvelle-Zélande s'étalonnait ce samedi face à l'Irlande. Un véritable test grandeur nature dans un Aviva Stadium plein à craquer et déchaîné pour soutenir les hommes en vert. Ceux-ci n'ont pas failli à leur réputation de guerriers, habités par leur "fighting spirit" caractéristique. Supérieur durant la majeure partie du match, le XV du Trèfle a toutefois bien cru recevoir une leçon de réalisme lorsqu'un essai a été refusé à la vidéo en première période lorsque le score était de 5-3 en sa faveur. Car seulement quelques minutes plus tard, au terme d'un contre éclair, Codie Taylor a plongé en terre promise (5-10, 32eme) et a ainsi répondu au premier essai de l'ailier d'origine néo-zélandaise, James Lowe (14eme).



Néanmoins, ce coup de massue n'a pas abattu les soldats de la "Green Army", revenus des vestiaires en seconde période encore plus déterminés dans leur quête de s'offrir le scalp de la meilleure nation du rugby mondial. Très rapidement Ronan Kelleher a égalisé, en force (10-10), avant que Caelan Doris ne refasse pencher la balance côté européen d'une action fulgurante sur 25 mètres (17-10). On a cru la Nouvelle-Zélande morte mais un champion ne meurt jamais. Sorti de sa boîte, Will Jordan a sorti une action de grande classe sur son aile droite, bien aidé par Rieko Ioane, pour relancer le suspense (20-17, 63eme). Alors que les hommes de Ian Foster ont entamé à deux reprises deux remontées de balle à la main dangereuses, elles ont toujours été tuées dans l'œuf grâce à la victoire irlandaise dans la bataille des rucks. A l'image de Peter O'Mahony, d'une férocité incroyable dans ce compartiment.

Des faiblesses à cibler


La pénalité obtenue par le 3eme ligne a été convertie par un coup de pied victorieux de 50 mètres du remplaçant de Jonathan Sexton, Joey Carbery (74eme). Quelques minutes plus tard, l'ouvreur du Munster a mis un point d'honneur à anéantir d'une nouvelle pénalité diabolique d'efficacité le sort de ce match on ne peut plus intense (29-20, 80eme). Cette agressivité imposée durant quatre-vingt minutes et la bataille des rucks représenteront à n'en pas douter les clés du duel de samedi prochain. La veille de son match contre la Géorgie, le XV de France peut se réjouir d'avoir vu tomber l'ogre Black sur le pré dublinois. Toutefois, gare à la bête blessée, assoiffée de vengeance.

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