Que c’est cruel pour les Bleus...

Reuters

Que c’est dur... Privé de compétition depuis deux semaines, son dernier match de poule face à l’Angleterre ayant été annulé en raison du typhon Hagibis, le XV de France a vu sa Coupe du monde s’arrêter brusquement, et cruellement, en quarts de finale face au Pays de Galles (20-19), dimanche à Oita. Plus que le résultat, c’est le scénario qui laissera d’éternels regrets aux joueurs de Jacques Brunel, dominateurs pendant quarante minutes et plombés par leur indiscipline.

L’histoire retiendra que ce match a basculé au retour des vestiaires, lorsque Sébastien Vahaamahina a écopé d'un carton rouge pour un coup de coude donné à Aaron Wainwright. Un mauvais geste qui n’a pas échappé à la vidéo et, donc, à l’arbitre M. Peyper (49e). Jusque-là, les Tricolores avaient été meilleurs que leurs adversaires, tout simplement. Avant de plomber les siens, le deuxième ligne clermontois les avaient mis sur les bons rails en plantant un essai d'entrée, en puissance (0-5, 5e).

Une entame parfaite que Charles Ollivon avait poursuivie en venant conclure, entre les poteaux, une magnifique relance (0-12, 8e). Si Aaron Wainwright était ensuite venu doucher l’enthousiasme des Bleus, en profitant d’un ballon perdu par Guilhem Guirado pour réduire l’écart (7-12, 13e), et Dan Biggar avait ramené le XV du Poireau à deux points (10-12, 20e), il en aurait fallu plus pour éteindre le feu tricolore. En supériorité numérique, suite au jaune reçu par Ross Moriarty (29e), les Français campaient dans le camp gallois.

Brunel: "C'est terrible"

Et Virimi Vakatawa ne s’était pas fait prier pour redonner de l’air aux siens (10-19, 31e). Mais puisque rien n’est jamais simple pour ce XV de France, les hommes de Jacques Brunel ont donc été rattrapés par l’un de leur gros défaut. D'autant plus cruel qu'ils ont abandonné cinq unités dans le premier acte, sur deux poteaux sonnés par la botte de Romain Ntamack. A quatorze contre quinze, le rapport de forces n’était alors plus le même et Dan Biggar, au pied (13-19, 54e), puis Ross Moriarty, sur un essai litigieux validé à la vidéo (20-19, 74e), sont venus crucifier les Français.

"On a montré beaucoup d’allant, de courage et de solidarité, a réagi sur TF1 le sélectionneur tricolore, abattu. Malheureusement, à la fin, on se retrouve à perdre le match de peu sur des actions qui paraissent litigieuses. C’est terrible. A partir du moment où on joue à quatorze, on se met en difficulté. Malgré ça, on a pris beaucoup d’initiatives et on aurait même pu marquer... C’est très, très dur. Je veux saluer la performance des joueurs. Ils ont montré beaucoup de courage, et il faut les féliciter."