Les Anglais ont-ils manqué de fair-play ? 

Reuters

Et de trois. Vainqueur en finale de la Coupe du monde 2019 de l’Angleterre (32-12), samedi au Nissan Stadium de Yokohama, l’Afrique du Sud a décroché sa troisième couronne mondiale (1995, 2007 et donc 2019), rejoignant ainsi la Nouvelle-Zélande en tête du classement des nations les plus titrées. Désigné comme le grand favori de cet ultime rendez-vous japonais, le XV de la Rose, écrasé physiquement et sans solutions tactiques, a finalement subi la loi des Springboks durant l’intégralité de la rencontre. Grâce à une mêlée impressionnante et une défense à toute épreuve, les équipiers de Kolbe ont totalement éteint les sujets de Sa Majesté. 

Si bien que cette victoire ne souffre d’aucune contestation outre-Manche. Beau-joueur, le chef du gouvernement Boris Johnson a d’ailleurs pris soin de féliciter les nouveaux champions: "Chapeau à l’Afrique du Sud dont la défense a été dure comme la pierre, mais l’Angleterre peut garder la tête haute après un tournoi incroyable", a-t-il écrit sur son compte Twitter. Le même phrasé fair-play pour Teresa May. "Bien joué, l’Angleterre. Ce n’est pas le résultat que nous espérions aujourd’hui mais nous sommes incroyablement fiers de votre performance tout au long de la Coupe du monde", a-t-elle posté. 

Félicités pour leur parcours, après avoir notamment signé un exploit retentissant contre les Blacks en demi-finale, les hommes d’Eddie Jones ont en revanche été blâmés pour leur attitude durant le protocole d’après-finale. En effet, lors de la remise des médailles, certains joueurs anglais ont refusé de porter autour du cou la breloque d’argent qui venait de leur être décernée. C’est le cas notamment de Maro Itoje et Kyle Sinckler, qui l’a instantanément retirée. La presse britannique évoque également les noms d’Owen Farrell et même du sélectionneur Eddie Jones. Une attitude jugée contraire aux valeurs de l’ovalie.