Rafael Nadal se rassure

Le légendaire speaker Marc Maury a patiemment énuméré tous ses titres à Roland-Garros, ajoutant donc à la litanie habituelle celui de 2019. Les interrogations étaient nombreuses autour de l'entrée en lice de Rafael Nadal, le duodécuple maître des lieux, qui s'est plaint vendredi des balles et du froid. Son début de première manche n'a d'ailleurs pas été évident face à Egor Gerasimov, qui s'est accroché et a essayé de s'engouffrer dans l'éventuelle brèche. L'Espagnol était d'abord plus nerveux qu'à l'accoutumée, demandant parfois aux ramasseurs de balle d'accélérer la cadence.

Eliminé en quarts de finale du Masters 1000 de Rome il y a dix jours, contre Diego Schwartzman, "Rafa" a tout de même réussi à se mettre en route comme il l'entendait, vainqueur en trois manches (6-4, 6-4, 6-2). C'était concis dans les deux premiers sets, avec un break à 2-2 puis un autre à 1-1, paradoxalement un peu plus décousu dans le troisième. D'abord breaké à son tour d'entrée, le n°2 mondial a ensuite enchaîné trois nouveaux breaks, profitant au passage d'une torsion de la cheville de son adversaire et d'un temps mort médical (à 2-2) pour enfoncer définitivement le clou. "Mon point de vue personnel n'a pas changé, les conditions sont les mêmes qu'il y a quatre ou cinq jours, rappelle néanmoins Rafael Nadal. Bien sûr que c'est un Roland-Garros différent, on n'a jamais vu ça."

Costaud notamment sur son service, le Majorquin s'efforce simplement de réenclencher la dynamique à force de ténacité, comme il sait si bien le faire : "Je n'ai pas pu battre Schwartzman, mais parfois ça arrive. Il y a des jours où on n'est pas au mieux de sa forme, où l'adversaire joue bien. La dynamique change constamment, c'est le sport. Je n'étais pas assez solide et mon service, c'est vrai, n'était pas bon du tout. J'essaie d'augmenter mon pourcentage sur mon service, et quand ce sera le cas, j'y mettrai plus de vitesse et plus d'agressivité dans le service. C'est pas à pas." Et dans le fond, c'est donc pareil pour Rafael Nadal que pour nous autres, joueurs du dimanche.