Kyrgios : « Roland-Garros devrait être supprimé ! »

Même loin des courts, Nick Kyrgios fait des vagues. Le fantasque joueur australien de 26 ans n'a plus touché une raquette depuis qu'il a mis un terme à sa saison en raison d'un problème à un genou, en septembre dernier. Devant les micros, "Crazy Nick" ("Nick le fou") reste bien actif en revanche. La preuve avec sa dernière sortie en date, en début de semaine dans le cadre du deuxième épisode de son podcast No Boundaries Podcast.

Un podcast sans limite, en français dans le texte, où Kyrgios se permet tout en effet. Notamment de faire bondir Guy Forget de sa chaise. Pour le joueur tout près désormais de chuter hors du Top 100 mondial (il est 90eme au classement), Roland-Garros, si cher à l'ancien champion français vainqueur à deux reprises de la Coupe Davis en tant que joueur avant de la remporter également une fois devenu entraîneur, n'a rien à faire au calendrier, estime ainsi Kyrgios, qui ne cache pas son exécration pour le rendez-vous de la Porte d'Auteuil, le "pire" à ses yeux de tous les tournois du Grand-Chelem, et milite pour sa suppression. "Il devrait tout simplement être supprimé du calendrier, c'est le pire !", lâche l'ancien membre du Top 15 (il a occupé la 13eme place mondiale au meilleur de sa carrière jusqu'à maintenant), qui n'a jamais fait mieux que le troisième tour à Paris (à deux reprises) et avoue en revanche vouer un véritable amour à SON Grand Chelem : l'Open d'Australie. « L'Open d'Australie est mon Grand Chelem préféré, avec le public local, la pression est différente ».

Kyrgios demande l'annulation de l'Open d'Australie, puis se ravise...


Cela n'a pas empêché le poil à gratter du tennis mondial de demander dans un premier temps aux organisateurs du premier Majeur de l'année d'annuler la prochaine édition (du 17 au 30 janvier), dans la mesure où la gravité de la situation sanitaire de nouveau devrait interdire aux joueurs non vaccinés de disputer l'épreuve. «Je ne pense pas qu'il est juste de forcer quelqu'un (à être vacciné) et de dire "tu ne peux pas venir jouer ici parce que tu n'es pas vacciné" (...) Il y a d'autres solutions, (comme) se faire tester tous les jours. »

Kyrgios s'est finalement ravisé et est revenu sur ses déclarations, que n'avait pas comprises le ministre des Sports de l'état du Victoria : "Je ne suis pas sûr de bien suivre la logique de Kyrgios. Nous avons eu un long confinement, donc l'Open d'Australie ne devrait pas avoir lieu ? Je pense que c'est le contraire qui s'applique." Le joueur a fini par en convenir lui aussi. « Dire que je voudrais l'annulation de l'Open d'Australie, c'est une phrase sortie de son contexte. C'est pour les habitants de Melbourne qui ont connu l'enfer. Je pense qu'il y a eu 275, presque 300 jours de confinement, votre liberté vous a été confisquée. » En revanche, en ce qui concerne Roland-Garros, "Crazy Nick" persiste : le tournoi doit être effacé du programme.


>