Giudicelli : « Roland-Garros aura bien lieu »

Roland-Garros aura bien lieu. Avec une jauge passée rapidement de 20 000 à 11 500, puis de 11 500 à 5 000 et qui devrait finalement être de 1 000 personnes uniquement par jour, l'inquiétude grandirait presque sur la tenue proprement dite du tournoi. Dans ce sens, Bernard Giudicelli a fermé immédiatement jeudi la place pour que le doute s'installe.

Interrogé sur Infosport+ au lendemain des nouvelles mesures sanitaires annoncées par le ministre de la santé Olivier Véran, le patron du tennis français a assuré que ce Roland-Garros 2020 aurait bien lieu en dépit de ce protocole une nouvelle fois resserré et alors que l'épidémie de Covid-19 galope de nouveau partout dans le monde. « Roland-Garros aura bien lieu, parce qu’il a été préparé avec les autorités et dans le cadre d’un protocole sanitaire très strict, qui prévoit justement que toutes les personnes accréditées soient testées en PCR à J0, J4, J11 et J15. Ce qui veut dire qu’il y a une garantie pour les personnes accréditées. »

« Il y a aujourd’hui des conditions qui nous ont été fixées par le gouvernement et, bien sûr, on ne peut pas envisager l’organisation du tournoi sans le personnel pour le faire fonctionner. Je pense que dans aucune des organisations, on ne peut additionner et les organisateurs et les spectateurs », a toutefois précisé le président de la FFT, lui qui rêvait de pouvoir braver le contexte sanitaire pour réunir plus de monde que nulle part ailleurs actuellement dans le stade de la Porte d'Auteuil entre le 27 septembre et le 11 octobre, mais a rapidement dû déchanter. Avec de surcroît désormais cette perspective (cela n'est pas encore officiel) de devoir organiser l'événement avec une jauge très nettement inférieure à ce qu'il escomptait.

 

Giudicelli : « Pas de risque sanitaire pour les joueurs »

Toutefois, Giudicelli n'est pas dupe, et s'il a compris le premier qu'il devrait se limiter à cette jauge de 1 000 personnes par jour, il sait qu'en réalité, elle sera presque impossible à respecter étant donné le nombre impressionnant de personnes qu'englobe le tournoi au-delà des spectateurs eux-mêmes. « Il y a d’un côté les accrédités, qui sont soumis aux tests que j’ai évoqués, à savoir qu’une personne positive se verrait immédiatement retirer son accréditation, et de l’autre, le public. Et parmi les accrédités, il y a évidemment les joueurs. Il y a aujourd’hui 700 joueurs qui sont arrivés à Roland-Garros et le tournoi débutera normalement dimanche après le tirage au sort. Pour l’instant, on part sur la base d’une jauge de mille personnes, mais nous avons entendu le ministre de la santé annoncer que des discussions auraient lieu avec la ville de Paris et avec la préfecture de police de Paris pour déterminer les modalités de l’organisation du tournoi », a expliqué l'ancien homme fort de la Ligue de Corse.

Il s'est également voulu rassurant pour les joueurs qui manifesteraient encore à ce jour une certaine inquiétude, certes bien légitime. « Nous comprenons et partageons (les inquiétudes et critiques des joueurs et de leur entourage). Simplement, nous sommes un sport professionnel, ce qui veut dire que pour pouvoir faire vivre le circuit, nous avons besoin d’une organisation, et cette organisation est de nature à rassurer les joueurs sur le fait qu’il n’y aura pas de risque sanitaire pour eux, puisqu’ils seront tout à fait contrôlés pour la pratique du tennis. » En espérant que le gouvernement ne viendra pas doucher une énième fois les ambitions de Bernard Giudicelli, peut-être pas encore tout à fait à l'abri d'un Roland-Garros disputé à huis clos si la situation venait à se dégrader ou à s'aggraver de nouveau. Pour le moment, ce n'est pas encore le cas. Croisons les doigts.