France : Forget ne sera plus le directeur de Roland-Garros et du Rolex Paris Masters

Une page va se tourner au sein du tennis français. En poste à Roland-Garros depuis 2016 et au Rolex Paris Masters depuis 2012, Guy Forget va quitter ses postes de directeur de ces deux tournois. D'après L'Equipe, l'ancien tennisman français a annoncé sa décision ce mardi à Gilles Moretton, le président de la Fédération française de tennis (FFT). Par la suite, Le Parisien a précisé que le contrat de l'ancien capitaine de la Coupe Davis prenait de toute façon fin le 31 décembre 2021 et que sa succession ne devrait pas tarder à être annoncée. A 56 ans, Forget va donc prendre du recul, lui dont le nom avait été cité dernièrement dans l'affaire des Pandora Papers. Une enquête réalisée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et qui avait révélé courant octobre que des personnalités avaient eu recours à des sociétés basées dans des paradis fiscaux, dont ce dernier. Visé, l'ancien patron d'un des quatre Grand Chelem avait cependant été blanchi par le comité d'éthique de la FFT.

 

Forget blanchi par le comité d'éthique de la FFT


« En l'absence de fraude fiscale ou d'autres comportements pénalement répréhensibles établis, aucune atteinte aux valeurs d'honnêteté et d'intégrité de la part de l'ancien vainqueur de la Coupe Davis n'est caractérisée », s'était alors justifiée cette dernière, le 5 novembre. « Depuis mon adolescence, et au début de ma carrière professionnelle dans les années 1980, jusqu'à ma période de capitaine des équipes nationales, la société mondialement connue IMG gérait mes intérêts et mes contrats comme ceux de très nombreux sportifs de haut niveau dans la plus grande légalité, avait pour sa part expliqué Forget sur Radio France. Si j'ai fait appel à la société IMG, c'est précisément parce que je suis parfaitement incompétent pour régler et gérer ces questions financières, juridiques et fiscales. » L'agence était elle aussi allée dans le sens du tennisman, leur collaboration se terminant en 1997, soit huit ans avant la création de Mainland Group Limited, la société offshore en cause.

 


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