Cornet – Ostapenko, l’affiche du jour


A 32 ans, Alizé Cornet vit peut-être cette année son dernier Roland-Garros. Après sa victoire avec autorité face à Misaki Doi (6-2, 6-0), la Française a néanmoins expliqué ne pas vouloir jouer avec cette pensée en tête : « J'essaie de vivre le moment présent, j'essaie de redécouvrir le Roland-Garros avec mes yeux d'enfants et c'est plutôt agréable. Je ne me projette pas, dernier, avant-dernier, j'essaie de ne pas y penser, j'ai juste envie de performer ici. » Cornet a tout de même quelques envies particulières pour ce Roland 2022, comme celle d’évoluer sur le court Philippe-Chatrier. L’organisation du tournoi a accédé à sa demande avec une deuxième programmation consécutive sur ce court ce jeudi pour son match face à Jelena Ostapenko. Pour ne rien gâcher, ce duel aura lieu en session nocturne, une première pour un match féminin cette année.

L’imprévisible Ostapenko


Pour continuer son parcours Porte d’Auteuil et tenter de faire aussi bien qu’un huitième de finale (son meilleur résultat, atteint en 2015 et 2017), Cornet devra se défaire d’un sacré morceau en la personne de Jelena Ostapenko. Capable du meilleur comme du pire avec son jeu à risques, la Lettonne a passé sans difficulté l’obstacle Lucia Bronzetti au premier tour (6-1, 6-4), après avoir perdu d’entrée lors de ses quatre derniers tournois. Interrogée sur la particularité de jouer une Française devant son public, la vainqueur de Roland-Garros 2017 semble vouloir faire de cette adversité un avantage : « Dans ces cas, je suis encore plus concentrée, je joue mieux. Elle joue à domicile, donc peut-être qu'elle aura aussi plus de pression sur ses épaules. »

Cornet et l'atout du public


De son côté, Cornet sait à quoi à s’attendre et espère que le public jouera son rôle : « Je vais essayer d’éviter de la laisser jouer toute seule car c'est ce qu'elle fait de mieux. Elle est surprenante. En termes de qualité de frappe, c'est du lourd. Cela dépend aussi si le public sera à fond pour me porter et pour peut-être un peu la déstabiliser mentalement, parce qu'on sait qu'elle est toujours sur la brèche. » Les deux joueuses se sont déjà affrontées à quatre reprises (deux victoires partout). Entre ces deux caractères affirmés, le public du Philippe-Chatrier ne devrait pas trop s’ennuyer ce jeudi soir.

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