Pro D2 - Provence Rugby : Radosavljevic licencié pour faute grave

Entre Provence Rugby et Ludovic Radosavljevic, l'histoire est terminée. Suspendu 26 semaines par la LNR depuis mi-septembre pour des injures racistes à l'encontre de Christian Ambadiang, lors d'un match de Pro D2 contre Nevers (victoire 26-23 des Provençaux, le 3 septembre), le demi de mêlée a finalement été licencié pour faute grave par son club, d'après les informations de La Provence. Denis Philipon, le président aixois, lui aurait signifié cela en début de mois, alors qu'il lui restait encor un an de contrat. Un épilogue finalement logique, la formation d'Aix-en-Provenance ayant prévenu qu'elle sanctionnerait l'intéressé comme il se doit. Toujours d'après le quotidien régional, fortement touché par cette histoire, le joueur de 32 ans penserait désormais à se mettre au rugby à XIII pour tourner définitivement cette page. De son côté, Provence Rugby aimerait recruter Jonathan Ruru, l'international All Black Maori qui évolue chez les Auckland Blues en Nouvelle-Zélande, pour remplacer numériquement Radosavljevic.

« Je demande pardon à Ambadiang »


Pour rappel, ce dernier avait écopé d'une sanction historique et exemplaire, après avoir été reconnu coupable d'injures racistes ("Je vais te brûler, mangeur de bananes !") à l'encontre de Christian Ambadiang. « Je mesure la gravité de mes actes et j'en prends l'entière responsabilité en m'excusant aussi auprès de toutes les personnes que cela a pu choquer. Je prends conscience que ce qu'il s'est passé représente aujourd'hui la plus grosse erreur de ma vie et je demande pardon à Christian Ambadiang, à son club, à ma famille, à mes coéquipiers, à mon staff, mes dirigeants, aux licenciés du club, aux bénévoles, à tous nos supporters et aux partenaires du club », avait alors déclaré "Rado" pour s'excuser de ses horribles propos, via un message publié sur les réseaux sociaux du joueur. S'il encourait jusqu'à 52 semaines de suspension, la sanction avait été moindre au final. « Après prise en compte de la reconnaissance spontanée par le joueur des faits qui lui sont reprochés une fois la rencontre terminée, de la reconnaissance de sa culpabilité, de son casier judiciaire vierge et de l'expression de remords avant l'audience et à l'audience, la sanction a été réduite par la Commission à 26 semaines de matches de compétition officielle », avait indiqué l'instance.

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