Jeep Elite : La saison prochainement interrompue de nouveau ?

Et si le championnat était de nouveau interrompu en raison du contexte sanitaire, une nouvelle fois très inquiétant ? La question semble se poser de plus en plus sérieusement. Surtout au regard de la recrudescence de la pandémie de Covid-19 mais plus encore des restrictions sanitaires imposées par le Gouvernement, précisément dans le but de freiner cette propagation toujours plus intense. Et d'autant que le couvre-feu, mis en place en Ile de France et dans neuf grandes villes de France pendant six semaines et à l'heure où ont généralement lieu beaucoup de matchs de l'élite, n'est rien venu arranger à une situation déjà très compliquée, pour ne pas dire de plus en plus complexe. Comme pour les autres sports, le calendrier devrait d'ailleurs se retrouver très vite chamboulé par cette nouvelle décision née de cette crise sanitaire interminable. Pour de nombreux dirigeants des clubs de Jeep Elite et de Pro B, ce casse-tête fait qu'il est de nouveau temps de dire stop, ou au moins pause.

Les présidents montent au créneau, sans trop mettre la pression pour le moment...


A en croire L'Equipe de ce samedi, plusieurs présidents de clubs ont d'ailleurs averti la Ligue Nationale de basket (LNB) de ce besoin d'interrompre au plus vite la saison pour ne pas rendre la suite plus difficile encore. Pour Pau-Lacq-Orthez, qui n'a plus joué depuis le 26 septembre, il semble urgent de tirer le signal d'alarme, même si Didier Rey ne l'évoque pas encore ouvertement. « Je n’ai pas de solution, je ne pousse pas à l’arrêt car cela poserait d’autres problèmes mais il faut se poser la question. La question se pose, notamment par rapport à l’équité sportive », se contente pour l'instant de reconnaître, encore timidement, le patron de l'Elan Béarnais. Du côté de Cholet, encore marqué par l'épisode Norris Cole (le meneur de jeu de l'ASVEL avait débuté face à l'équipe des Mauges alors qu'il avait été testé positif et que les Villeurbannais le savaient), l'inquiétude est là aussi grandissante. La balle est dans le camp de la LNB et de son directeur général Michel Mimran, conscient que la situation « demande de l'acrobatie ». Et comme dans tout numéro d'équilibriste, le risque est de tomber.