Jeep Elite - ASVEL : Frustré, Edwin Jackson s'interroge

Tout ne va pas au mieux à l’ASVEL. Déchu de sa place de leader de Jeep Elite, le bilan d’abord prometteur en Euroligue est devenu petit à petit plus lourd à porter avec une série de six défaites consécutives sur la scène européenne. C’est sans doute cette atmosphère qui a poussé Edwin Jackson à confier ses états d’âme dans les colonnes du quotidien local Le Progrès avant la rencontre disputée ce dimanche. Utilisé a minima par Zvezdan Mitrovic, l’ancien joueur du FC Barcelone n’a pas pris part à la rencontre perdue par le club rhodanien face aux Metropolitans, tout comme Antoine Diot, et accepte de moins en moins de rester spectateur. « Je ne suis pas revenu à l’ASVEL pour y jouer cinq minutes par match, a tonné l’international français. Et je ne vais pas dire que je vis une saison idyllique. Pour moi, cela ne peut pas continuer comme ça. » Une situation qui, à ses yeux, n’est pas liée à une mésentente avec l’entraîneur monténégrin du club villeurbannais : « « Je n'ai de problème avec personne ».


Jackson se pose des questions sur l’attaque de l’ASVEL


Ce qui interroge le plus Edwin Jackson concernant le jeu de l’ASVEL, c’est son attaque. Mettant en avant le fait que le club rhodanien est une des pires de l’Euroligue, la seizième sur les dix-huit clubs engagés dans la compétition, celui qui a évolué au Buducnost Podgorica avant de revenir à l’ASVEL fustige certains choix. « Notre jeu d'attaque est vraiment très difficile à regarder. Ce que nous proposons offensivement est loin du compte. Cela me choque que cela ne choque personne, assure l’arrière international. Et est-ce normal qu'Antoine Diot n'a pas joué la moindre minute contre le Bayern ? Je suis un peu dépassé par les événements. » S’il assure ne remettre rien en cause, il s’étonne de l’évolution du jeu de son équipe par rapport à celui qui lui a permis de briller pour son retour dans l’élite européenne. « Je ne comprends pas pourquoi les temps de jeu ont changé de façon drastique depuis le début de saison », ajoute-t-il. Des questions auxquelles les dirigeants de l’ASVEL, dont son président Tony Parker, devront peut-être donner des réponses pour éviter une crise dispensable.