Boulogne-Levallois : Diaw voit grand pour les Metropolitans

Cela n’a échappé à personne. Depuis six mois, Boris Diaw (37 ans) a emboîté le pas de son fidèle ami Tony Parker et enfilé lui aussi le costume de président d’un club de Jeep Elite. Et quand « TP » a décidé de miser sur le Rhône et l’ASVEL, son ancien coéquipier chez les Spurs et chez les Bleus a, lui, opté pour la région parisienne et le club de Boulogne-Levallois, dont il a pris la destinée en main en juillet dernier. Un virage que le jeune retraité des parquets ne regrette absolument pas. « Pour l’instant, ça se passe bien », avoue « Bobo » dans Le Parisien, conscient néanmoins que les résultats de son travail, si résultats il y a, se constateront sur la durée. « C’est le côté frustrant et une des différences avec ce que ressent un joueur, qui a un résultat plus immédiat que son président. » Un aspect qui a amené l’ex-capitaine de l’équipe de France à se donner du temps. « Disons d’ici cinq ans, ça me paraît pas mal », explique l’homme fort des Metropolitans, avouant au passage qu’il n’intervient pas dans le recrutement (« C’est le travail d’Alain Weisz et de Fred Fauthoux »), sauf cas très particulier (« Ils m’ont demandé mon avis pour Donta Smith, avec qui j’ai joué à Atlanta. Il était arrivé rookie quand je faisais ma deuxième saison là-bas. »)

Diaw : « Tony Parker et Pierre Seillant sont mes modèles »


Ravi de ne pas avoir à s’occuper du domaine administratif comme le font certains de ses confrères (« Je n’ai pas les mêmes contraintes qu’un autre président »), le jeune président dénote aussi par son planning. S’il n’a rien manqué des matchs disputés par son équipe en décembre, « Babac » ne peut ainsi pas en dire autant sur les mois précédents. Mais c’était prévu. « Il était convenu que je ne sois pas là tout le temps. Je pars par périodes, mais je reviens plus régulièrement que si j’étais encore joueur NBA. » Diaw n’est donc pas aussi présent que ne peut l’être par exemple Tony Parker du côté de Villeurbanne. Pourtant, cela n’empêche pas le Béarnais de considérer son illustre compatriote comme la référence en termes de président. Mais pas la seule. « Tony est mon modèle dans sa réussite. Je pense aussi à Pierre Seillant, qui était mon président à Pau-Orthez. » Le basketteur épris de navigation depuis peu – il a mis son tour du monde à la voile entre parenthèses et ne le reprendra qu’en avril – n’hésite d’ailleurs pas à solliciter son ancien partenaire et tout jeune président (Parker a 37 ans également) comme lui.

Diaw : « Nous voulons être le grand club du Grand Paris »


« Tony ne me donne pas de conseils, précise toutefois dans le quotidien le big boss des Mets, mais quand je lui pose une question, il y répond. » Les partenaires ne manquent pas d’intérêt eux non plus pour la nouvelle fonction de celui qui était déjà surnommé « le président » du temps où il était encore joueur. Toutefois, l’intéressé assure qu’au-delà de l’homme, c’est surtout son projet qui fait la différence. Et justement, l’ancien basketteur pas du tout en manque à l’entendre (« Cela fait un moment que j’ai tourné la page (…) J’ai fait ma part en mon temps ») ne manque pas d’ambitions pour cette équipe de Boulogne-Levallois qui a presque fait de l’ombre à l’ASVEL en début de saison. « Nous voulons être le grand club du Grand Paris, nous voulons être leaders », ne cache pas Boris Diaw, avec déjà dans un coin de sa tête des rêves d’une autre dimension. « Paris et sa métropole doivent avoir un grand club européen, on veut une grande équipe ici, et ce n’est pas anodin d’être les Metropolitans. » Surtout qu’avec un président d’une telle envergure, ces derniers n’ont peut-être jamais eu de si beaux jours devant eux. Première réponse dans cinq ans.