Open d'Australie - Djokovic : "Je ne peux pas contrôler ce qu'on écrit sur moi"


Après la victoire arrachée par Novak Djokovic en cinq sets vendredi contre Taylor Fritz, au troisième tour de l'Open d'Australie, et alors que le Serbe semblait au bord de l'abandon à cause d'une blessure aux abdominaux (7-6, 6-4, 3-6, 4-6, 6-2), un journaliste compatriote du n°1 mondial lui a demandé en conférence de presse pourquoi le public et les médias voyaient globalement d'un mauvais oeil ce genre de victoire de sa part - en l'opposant notamment à celle de Roger Federer l'an passé, célébré en héros face à Tennys Sandgren après avoir sauvé sept balles de match : "C'est comme ouvrir la boîte de Pandore. Si on commence à discuter de ça, on ne finira pas en un soir... Il y a probablement des millions de raisons différentes."

Novak Djokovic, qualifié depuis pour les quarts de finale, assure "être en paix avec ça" : "Je ne peux pas dire que ça ne m'affecte pas - bien sûr, une injustice ou un portrait pas sympa d'un journaliste m'affecte. Je suis un être humain, j'ai des émotions, et naturellement ça ne me réjouit pas. J'aimerais sincèrement avoir une bonne relation avec la presse, mais il semble que ce ne soit pas toujours possible. Je fais de mon mieux pour me concentrer sur les choses positives et les articles positifs. J'ai seulement le pouvoir de contrôler ce que je fais, pas ce que les autres écrivent sur moi, comment ils me jugent ou me critiquent. Après tout, c'est eux qui voient et ça n'a rien à voir avec moi, je ne peux pas les influencer."


"Djoko" rappelle qu'il est "sur le Tour depuis plus de quinze ans" : "Tout le monde connaît mon évolution en tant que personne et en tant que joueur, je n'ai jamais eu de problème sur le fait d'exprimer ce que je ressens, certains n'aiment pas ça. Aucun média ne peut briser mon esprit et ma connexion avec lui. Ma conscience est plus profonde que n'importe quelle nouvelle écrite sur moi, ou n'importe quelle critique publique. Je sais qui je suis, ce que je suis, où je suis, où je suis allé et où je vais - je suis fier de tous ces points. Je sais m'excuser quand je fais une erreur, mais oui, mes erreurs sont peut-être moins pardonnées par le public en comparaison d'autres joueurs, d'autres stars du sport."

Selon l'homme aux 17 titres du Grand Chelem, ses positions en tant que patron de la nouvelle Association des joueurs professionnels de tennis (depuis cet été) lui valent également des inimitiés : "Certains veulent maintenir le statu quo, pour bénéficier de certaines choses de diverses manières, et je me bats contre ça." Roger Federer et Rafael Nadal, évidemment, sont ainsi ciblés à mots à peine couverts.

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