Djokovic se méfie de Pouille

Reuters

Interrogé, mercredi à l’issue de sa victoire face à Milos Raonic, sur son futur adversaire dans le dernier carré de l’Open d’Australie, Lucas Pouille ne semblait pas vraiment avoir de préférence entre Novak Djokovic et Kei Nishikori, opposés ensuite dans le dernier quart de finale, lui qui était surtout heureux d’en être arrivé là: "Je n’avais jamais remporté de match à Melbourne avant d’arriver ici. Maintenant, je suis en demi-finales. Donc je suis vraiment très, très content."

Premier Français en demi-finale d’un tournoi du Grand Chelem depuis Gaël Monfils à l’US Open 2016, le Nordiste, vainqueur en quatre manches (7-6[4], 6-3, 6-7[2], 6-4), affrontera celui qui avait battu le Parisien il y a un peu plus de deux ans à New York: Novak Djokovic. Face à un Japonais éreinté, le numéro un mondial n’a pas eu à forcer son talent, lui qui menait 6-1, 4-1 quand son adversaire, touché à la cuisse gauche, a dû jeter l’éponge.

"J’espère qu’il se remettra vite, et que ce n'est pas trop sérieux. Je suis désolé pour tout le monde, car on n’a pas pu avoir un grand match, a d’abord expliqué le Serbe à Jim Courier sur le court, avant de se projeter sur ce premier affrontement de sa carrière contre Pouille. J’ai hâte de batailler avec lui. C’est sa première demi-finale en Grand Chelem. Il a déjà fait des belles performances dans des grands tournois, comme contre Nadal à New York (victoire en 5 sets en 8e de l’US Open 2016, ndlr). Et il n’a pas peur de jouer à son meilleur niveau dans les grands matches." Mais est-ce que ce sera suffisant pour celui qui apparaît transformé depuis qu'il a choisi Amélie Mauresmo comme coach ?