Djokovic a soif de records

Reuters

Tout là-haut, Novak Djokovic. Le Serbe a dégagé un sentiment de plénitude, dimanche, après son nouveau triomphe à l'Open d'Australie. Où, de son propre aveu, il a réussi l'une des plus grandes performances de sa carrière en finale contre Rafael Nadal (6-3, 6-2, 6-3). "Vu les circonstances, le fait de jouer contre Nadal, un match si important... oui, c'est extraordinaire", a reconnu le n°1 mondial en conférence de presse.

Djokovic est devenu le premier joueur à remporter l'Open d'Australie pour la septième fois. Avec 15 titres en Grand Chelem, il laisse derrière lui l'icône Pete Sampras, l'un des joueurs qu'il regardait quand il était un jeune garçon débutant le tennis. Devant lui, il ne reste plus que ses rivaux éternels, Rafael Nadal (17) et Roger Federer (20). Et c'est clairement vers le Suisse que ses regards se tournent.

"Je suis conscient qu'écrire l'histoire d'un sport que j'adore est quelque chose de spécial, a confié le Serbe. Bien sûr, ça me motive. Jouer les tournois du Grand Chelem, les grands tournois ATP, est ma priorité pour cette saison et les saisons à venir. Combien de saisons me reste-t-il ? Je ne sais pas. J'essaye de ne pas trop me projeter. Je veux me concentrer sur le fait d'améliorer mon jeu, et de maintenir mon bien-être mental, physique et émotionnel, pour être capable d'évoluer au très haut niveau pendant les années à venir. Et éventuellement avoir une chance de me rapprocher du record de Roger..."

Djokovic vient de remporter les trois derniers tournois du Grand Chelem. Et sa domination est telle, désormais, qu'il sera sans doute le favori n°1 dans quelques mois à Wimbledon, à l'US Open, et peut-être même à Roland-Garros, le terrain de jeu préféré de Rafael Nadal. Il est redevenu le patron du circuit, celui qu'il était en 2016... avant qu'il ne soit victime d'un burn-out après avoir remporté son quatrième Majeur d'affilée à Paris. Une expérience qui l'invite à la prudence lorsqu'on lui parle, comme c'était le cas il y a trois ans, de ses possibilités de réaliser le Grand Chelem calendaire. "Je vais devoir prendre Rod Laver dans mon équipe pour y arriver, répond-il, ironiquement. Il est le seul à avoir réussi ce challenge impossible, probablement le challenge ultime du tennis." Hors de portée du "Djoker" ? A voir...

Finale - Djokovic, 7 extra