Washington : Bradley Beal, scoreur discret malgré lui

On peut tourner à plus de 28 points de moyenne par match et ne pas être sélectionné au All Star Game. Cela n’était plus arrivé depuis 35 ans (Purvis Short), et c’est Bradley Beal qui en a fait l’amère expérience cette année. L’arrière de 26 ans n’a pas caché sa déception, regrettant publiquement « ce manque de respect » de la part des coachs qui ne l’ont pas choisi.

Mais ce sont bien les seuls mots un peu plus haut que les autres de ce joueur qui n’a jamais fait de vague. Drafté par Washington en 2012 en troisième position (derrière Anthony Davis et Michael Kidd-Gildchrist), la star des Florida Gators a été le lieutenant de John Wall, le « franchise player » des Wizards pendant cinq saisons, avec à la clé trois demi-finales de Conférence pour la franchise de la capitale. Mais depuis, Wall vit des saisons perturbées par les blessures, voire carrément blanches (il n’a plus joué depuis décembre 2018 et ne rejouera pas cette saison), et Bradley Beal est devenu le leader des Wizards.

108 points en 24 heures !


Déjà auteur de 25,6 points et 5,5 passes la saison passée, que Washington a terminée à la 11eme place, le natif de St-Louis s’est encore amélioré cette saison, et tourne à 30,5 points et 6,1 passes. Mais les Wizards ne décollent toujours pas, avec une neuvième place à six victoires d’Orlando, dernier qualifiable pour les play-offs. Sauf miracle, les Wizards de Beal ne joueront pas encore les play-offs cette année, même si beaucoup les voyaient encore moins bien classés en début de saison.

Pourtant, l’arrière donne tout ce qu’il a, notamment depuis le All-Star Game, avec ce back-to-back incroyable qui a marqué les esprits une semaine après le Match des étoiles : 53 points contre Chicago puis 55 contre Milwaukee en l’espace de 24 heures ! Mais avec à la clé deux défaites pour Washington. Au final, il est même devenu le quatrième joueur de l’histoire à perdre les sept rencontres consécutives qu’il a terminées avec 40 points ou plus. C’est là tout le symbole de la saison de Bradley Beal, qui réussit des cartons, la plupart du temps pour du beurre.

Sous contrat jusqu’en 2023


Pourtant, l’actuel deuxième meilleur marqueur de la Ligue (derrière James Harden) continue de travailler dur, de dire qu’il veut ramener son équipe en Playoffs, sans critiquer son coach, et n’a, pour le moment, pas fait part de ces envies d’aller voir ailleurs. « Je suis sans doute un peu trop loyal. Je suis un peu comme Damian Lillard dans le sens où ça signifierait tellement plus de gagner à Portland ou à D.C. (Washington, ndlr), parce que vous luttez pendant toutes ces années. Une fois que vous sortez du tunnel, le sentiment sera tellement meilleur que si vous aviez quitté le navire. Changer de navire, c’est un peu la solution de facilité et dans le même temps, il n’y a aucune garantie de victoire », reconnaissait au début du mois Bradley Beal, qui est sous contrat jusqu’en 2023, avec une player option pour la dernière saison.

D’ici là, John Wall sera revenu et les Wizards auront peut-être retrouvé le Top 8. Un classement qui serait enfin digne du talent individuel de Bradley Beal.