Rose comme au bon vieux temps

Twitter / @NBA

La NBA vient de faire un bond de plusieurs années en arrière. Maillot vintage des Timberwolves sur le dos, Derrick Rose a livré face au Jazz une prestation digne de ses plus glorieuses heures, celles de ses débuts dans la ligue. On ne l’avait même jamais vu aussi inspiré, ni aussi ému. Celui qui fut élu MVP en 2011 a effectivement rendu la meilleure copie de sa carrière, avec 50 points (à 19/31 aux tirs), 4 rebonds et 6 passes décisives, et rappelé au monde le basketteur incroyable qu’il était avant tous ses pépins physiques.

Des épreuves qui, vu ses larmes après ce match gagné par Minnesota (128-125), l’ont profondément meurtri. "Les mots ne peuvent pas exprimer ce que je ressens maintenant. Ça faisait longtemps", a-t-il savouré après la rencontre. Son retour au premier plan, salué sur la Toile par bon nombre de joueurs tels que LeBron James ou Dwyane Wade, personne n’osait plus trop y croire. Mais c’est donc à 30 ans, et sous les ordres du coach qui l’avait lancé aux Chicago Bulls, qu’il a retrouvé ces sensations qui lui avaient tant manqué.

Décisif dans le money-time !

"Il a du courage, de l’humilité et du caractère, a réagi son entraîneur, Tom Thibodeau. Il a traversé beaucoup d’adversité. C’est peut-être l’un des joueurs les plus solides mentalement que je connaisse." Son sang-froid dans le money-time en témoigne. Alors que les Wolves étaient menés 116-119 à trois minutes de la fin, "D-Rose" a d’abord égalisé d’un tir primé dans le corner. Il s’est ensuite faufilé pour planter un lay-up, a réussi un shoot mi-distance, puis a fini le boulot aux lancers-francs avant de contrer Dante Exum au buzzer.

Avec les chants "MVP ! MVP !" descendus des tribunes en son honneur, on se serait cru sept ans plus tôt. "Il a fait beaucoup d’actions et réussi des tirs difficiles", a reconnu le coach adverse, Quin Snyder, qui aurait pu l’avoir sous ses ordres si Utah ne l’avait pas coupé en février dernier. En face, le double-double de Rudy Gobert (22 points, 13 rebonds) n’aura pas suffi. Par son abnégation et son amour du jeu, Derrick Rose a aussi éclipsé l’absence de Jimmy Butler, qui a refusé de jouer et veut toujours partir. Chapeau l’artiste !


>