NBA - Suns : Deandre Ayton n’a pas parlé avec Monty Williams de l’été

Reuters

« Je n’ai pas parlé du tout à Monty depuis le match », affiche laconiquement Deandre Ayton, à la sortie du premier entraînement des Suns. Le match en question est la septième et dernière rencontre de la série face aux Mavs, en demi-finale de conférence en mai dernier, lourdement perdue par Phoenix (90-123).  Une rencontre durant laquelle le pivot avait étonnamment été mis sur le banc par son coach. « À ce moment-là, avec l’avance qui était ce qu’elle était (-38 points), j’ai pris la décision de ne pas le remettre en jeu. Je vais garder tous ces trucs en interne, mais c’était juste une décision que j’ai prise », avait défendu le coach à l’époque. 

« C’est la vie. Personne ne se soucie du côté inconfortable de la situation. C’est la façon dont vous vous comportez et ce que vous apportez à la table. Ce qui est dit est déjà dit », relativise aujourd’hui le pivot qui s’est entraîné dans les infrastructures des Suns pendant les semaines précédant le camp d’entraînement. 

Une distance voulue par le coach

De son côté, Monty Williams, qui a volontairement laissé souffler ses joueurs cet été, pense que « les tête-à-tête sont toujours nécessaires avec les gars que j’ai côtoyés pendant un certain temps. Certains en ont besoin, d’autres non. Je l’identifie au fur et à mesure que la saison avance. Je vais parler à tout le monde comme je le fais toujours pendant le camp et ce ne sera pas du tout un problème. » 

Ses joueurs et lui ont déjà eu l’occasion d’évoquer cette désillusion en playoffs lors d’un dîner collectif, lundi soir. « Vous vous heurtez à certains problèmes à certains moments, mais cela ne définit pas une personne dans sa totalité. Et je crois que parfois ces choses sont exagérées, et à juste titre, quand on ne connaît pas tous les faits », poursuit Monty Williams en parlant de la situation autour de son pivot.  Convoité cet été par les Pacers mais finalement signataire d'une prolongation de quatre ans à Phoenix, Deandre Ayton rappelle enfin qu’il est là pour bosser : « Je sais que je ne joue pas pour moi-même. J’ai (le nom d’) une organisation à la poitrine et un nom au dos (du maillot) que je dois représenter, je suis juste là pour travailler. » 

 


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