NBA : Smart (Boston) a reçu une amende, Harrell (Clippers) endeuillé et au plus bas mentalement

Après six saisons en NBA, Marcus Smart devrait finir par le savoir : la Ligue ne rigole pas avec les critiques envers l'arbitrage. Pour avoir de nouveau commis l'erreur de critiquer les arbitres après la défaite de son équipe face à Milwaukee (119-112), vendredi soir dans la bulle d'Orlando, le meneur de Boston l'a donc encore appris à ses dépens. Le joueur de 26 devra donc s'acquitter d'une amende de 15 000 dollars (un peu plus de 12 700 euros). Son tort ? S'être plaint ouvertement après la rencontre de cette sixième faute d'abord sifflée contre la star de l'équipe adverse Giannis Antetokounmpo puis annulée et transformée en faute contre Smart lui-même, avec panier accordé au Grec. Très frustré, le numéro 36 des Celtics avait regretté devant la presse que les arbitres aient pris cette décision mais sans se montrer dupe pour autant, certain que cette option avait uniquement été décidée dans le but de laisser Antetokounmpo sur le parquet à ce moment où Boston pouvait encore croire à la victoire. « Très franchement, je pense qu’on sait tous comment on en est arrivé là… Giannis a pris sa sixième faute, et ils n’ont pas voulu qu’il sorte. Appelons un chat un chat, et c’était exactement ça », avait lâché Smart. Des propos qui n'ont pas été du goût de la NBA, et le fautif devra mettre la main au portefeuille.

Harrell endeuillé et au plus bas mentalement


Pendant ce temps, Montrezl Harrell, lui, se trouve bien loin des ennuis de Smart et des premiers matchs disputés en Floride depuis le restart de la saison. L'intérieur des Clippers avait quitté la bulle d'Orlando le 17 juillet dernier. Samedi, il a fait savoir via plusieurs stories postées sur son compte Instagram qu'il venait de perdre sa grand-mère, dont il était manifestement très proche, au point de ne plus avoir le coeur au basket pour le moment. « J'aimerais me réveiller de ce mauvais rêve (...) Je n'ai pas vraiment dormi depuis deux jours, j'ai juste passé mon temps à conduire (...) Uniquement errer dans la ville en cherchant à savoir pourquoi... » Son entraîneur Doc Rivers a invité Harrell à prendre tout le temps dont il aura besoin avant de retrouver ses coéquipiers. « Les autres me demandent toujours ici quand Trez reviendra et ma réponse reste la même : quand il sera prêt. Vous ne pouvez pas jouer si vous n’êtes pas bien mentalement et sur le plan émotionnel. Sa grand-mère était très proche de lui, alors tout ce que je lui ai dit, c’est que je l’aime et qu’il prenne le temps pour revenir. Nous serons prêts à l’accueillir à bras ouverts quand il reviendra ». Un vrai message d'amour poignant d'un coach à son joueur, endeuillé et au plus bas mentalement.