NBA : Quelle fin de carrière pour Carmelo Anthony ?

ZM / Panoramic

Qui sauvera le soldat Melo ? Personne à vrai dire ne veut tenter coup, mis à part les Rockets. Bientôt libéré par Atlanta, qui a récupéré son contrat dans un échange envoyant Dennis Schröder en sixième homme à OKC, Carmelo Antony est sur le point de rejoindre Houston, meilleur bilan de la NBA en 2018 (65V - 17D).

Une forme de saut dans l’inconnu pour la franchise texane, qui vient de subir lors de la free agency les départs de Trevor Ariza vers Phoenix et de Luc Mbah a Moute aux Clippers. Embringués dans une périlleuse course à l’armement avec les Warriors, les Fusées s’apprêtent dorénavant à former un nouveau trio de choc pour enrailler la dynastie de la Baie en associant James Harden, Chris Paul et Carmelo Anthony.

Expérience ratée à OKC

La saison 2017-2018 s’est conclue en eau de boudin pour le Thunder, éliminé au premier tour des Playoffs par le Jazz (4-2) mais aussi pour l’ailier de 34 ans. Jamais bien intégré à l’effectif et pas aidé par le plan de jeu parfois abstrait du coach Billy Donovan, le numéro 7 a signé sa pire moyenne de points depuis son entrée dans la Ligue.

Avec 78 matchs au compteur, le natif de New York a pourtant eu le bonheur d’éviter les pépins physiques… Mais il n’est jamais parvenu à assumer son rôle de troisième option dans une attaque faisant la part belle aux arabesques de Russell Westbrook et de Paul George. Alors, cela peut-il mieux fonctionner chez le Rockets ?

« C’est quelque chose qui m’est paru toujours évident : il n’est pas un "franchise player". Maintenant, qu’il soit utile dans un collectif en termes de shoot, de post up, malgré ses carences défensives, oui. Historiquement, c’est le rôle qu’il tient avec Team USA » avance notre consultant Jacques Monclar. Avec un cinq majeur composé de Clint Capela, P.J. Tucker, James Harden et Chris Paul, il est vrai qu'une place reste à prendre à l’aile pour Anthony dans un costume d’ailier fuyant. Mais son style peut-il coller à l’attaque feu d’artifice de Houston ?

D’Antoni - Anthony, acte II

« Je suis persuadé qu’il peut encore servir mais il ne faut pas en attendre l’équivalent d’un joueur de très haut niveau. Pour Houston, c’est peut-être mieux de l’avoir lui que d’autres. Avec les Rockets, il sera dans un registre exclusif de tir à 3-pts, de un contre un, et de rebonds, basta cosi (sic). »

Un registre dont il a eu du mal à s’accommoder au Thunder, dans un schéma offensif certes moins bien huilé. Et justement, si Billy Donovan n’a jamais trouvé la bonne formule pour faire briller Melo dans le Big Three de la Chesapeake Energy Arena, quand sera-t-il avec Mike D’Antoni aux manettes ? Pendant un an, les deux hommes se sont côtoyés aux Knicks (2011-2012), pour un résultat désastreux et le renvoi de l’actuel entraîneur de Houston à la demande du All-Star…

« Lui et Mike D’Antoni ont un passé en commun sulfureux. Mais ce ne serait pas la première fois qu’un joueur et un coach qui se sont ratés une fois se retrouvent et parviennent à bien travailler ensemble. En tout cas, c’est l’option choisie par Houston. Je pense que des garanties vis-à-vis de son comportement ont été données par Chris Paul et James Harden, qui le connaissent bien par Team USA. » Des relations à même de faciliter l'intégration de l'ailier. Mais qu’on ne s’y trompe pas : après une fin de relation crispée aux Knicks et une saison loupée au Thunder, Carmelo Anthony abat l’une de ses dernières cartes. De la suite de son parcours en NBA dépend peut-être de ces prochains mois sous la tunique rouge et blanche de Houston.


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