NBA - Les Pacers sur le podium, déjà une prouesse

Reuters

Ne cherchez plus : l’équipe « poil à gratter » de la Conférence Est est à Indianapolis ! Considérés comme outsiders avant le coup d’envoi de la saison, les Pacers font beaucoup mieux que prévu en avec une 3ème place de la Conférence Est (38 succès pour 19 défaites). Mieux que prévu car ils ont perdu il y a dix matchs leur « franchise player » et véritable leader en attaque : Victor Oladipo. Le 23 janvier dernier, après 10 minutes de jeu face aux Raptors, l’arrière All-Star avait tenté d’empêcher Pascal Siakam d’aller au dunk. Mal lui en a pris puisqu’il s’est gravement blessé et a dû se faire opérer d’une rupture du tendon du quadriceps droit. La même blessure que Tony Parker en 2017. La fin de ce qui était censée être sa saison de la confirmation après le titre de MIP et peut-être des espoirs de bien figurer en Playoffs pour ses « Trotteurs ». 

La grave blessure d'Oladipo face aux Raptors :


Une tendance qui s’est confirmée dès les premiers matchs sans « Dipo » puisque les hommes de Nate McMillan ont enchaîné 4 revers de suite. Cependant, la sinistrose n’a pas duré dans l’Indiana. Le temps de trouver des ajustements et, après la victoire de lundi face aux Hornets (99-90), les voilà avec 6 victoires de suite, meilleure série en cours en NBA, et donc une 3ème place avec deux succès d’avance sur les 76ers et trois sur les Celtics ! Alors comment expliquer ce regain de forme plutôt inattendu ? Premier élément de réponse avec un calendrier clément lors de ces 6 succès : Heat, Pelicans, Lakers, Clippers, Cavaliers et donc Hornets. Mais il ne faudrait pas minimiser cette belle série, principalement due à la qualité de l’effectif des Pacers qui ont bien d’autres armes à proposer.

Bogdanovic et Turner ont pris le relais !

Et l’arme la plus létale depuis quelques matchs nous vient de Bosnie avec Bojan Bogdanovic ! Nommé joueur de la semaine à l’Est après avoir compilé 22,5 points et 3,3 3-points en 4 matchs, l’ailier de 29 ans a pris les choses en main au niveau du « scoring », bien aidé par un Myles Turner de retour au premier plan. Meilleur scoreur face à Charlotte, le pivot fait enfin honneur à son gros contrat avec en moyenne sur ses 5 derniers matchs  17,2 points (dont 2 tirs primés avec 57,9% de réussite), 1,8 interception et surtout 3,8 contres ! Un vrai protecteur de cercle bien épaulé par un Domantas Sabonis très précieux en sortie de banc avec une très belle adresse (60,6% de réussite au tir, lui qui est loin d’enchaîner les dunks ou les paniers faciles). 

La « trade deadline » a en plus été plutôt bien gérée par les dirigeants de la franchise du Midwest qui n’ont pas trop bougé et ont attendu leur heure pour récupérer sans contrepartie Wesley Matthews, libéré par les Knicks après avoir fait partie du « blockbuster trade » de Kristaps Porzingis avec les Mavs. Certes moins en vue que par le passé, l’arrière de 32 ans est arrivé pour remplacer Oladipo dans le cinq majeur comme l’a confirmé MacMillan qui l’avait déjà coaché du côté de Portland : « Il n’est pas venu pour rester sur le banc. On compte faire de lui un titulaire. C’est un gamin intelligent, qui joue sans peur et c’est l’un des joueurs les plus compétitifs avec qui j’ai pu travailler ». En 44 matchs cette saison avec Dallas, Matthews a inscrit 13,1 points en moyenne et devrait parfaitement coller au style de jeu de sa nouvelle franchise qui ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. 

Pacers


« Je suis heureux de les voir jouer aussi bien, s’est réjoui Oladipo lors d’une conférence téléphonique. Même si je n’en attendais pas moins d’eux. » Malgré tous ces atouts, les Pacers risquent tout de même de rapidement regarder dans leurs rétroviseurs. Avec l’arrivée de Tobias Harris, les 76ers semblent plus forts que jamais et les Celtics n’ont vraiment pas intérêt à rester à cette 5ème place qui leur promet un 1er tour de Playoffs extrêmement redoutable. En attendant, les coéquipiers de Darren Collison viseront la passe de 7 face aux leaders à l’Est, les Bucks, jeudi soir. Avant de reprendre après le All-Star Break avec un calendrier loin d’être insurmontable (Pelicans, Wizards, Pistons, Mavericks, Timberwolves, Magic et Bulls). Histoire de croire encore plus à un Top 3 en fin de saison ? 

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