NBA - Lakers : Jusqu’où LeBron James peut-il aller ?

AFP

Il était remonté. Après une première saison aux Lakers décevante, où, en raison d’une blessure aux adducteurs, il n’avait pu jouer que 55 matchs, soit le plus faible total de sa carrière, LeBron James, que certains disaient sur la fin, a apporté une réponse éclatante à ses détracteurs, remportant son quatrième titre de champion avec une troisième franchise différente à quelques semaines de son 36e anniversaire. Et il n’a d’ailleurs pas cherché à cacher son côté revanchard après la victoire des Angelenos face au Heat (4-2), lui qui a été élu pour la quatrième fois MVP des finals, après avoir tourné à 29,8 points, 11,8 rebonds et 8,5 passes de moyenne, rien que ça.

"Personnellement, le fait d’avoir quelque chose à prouver m’a motivé, a-t-il ainsi reconnu en conférence de presse. Ça me motive depuis un an et demi, et ma blessure. Ça me motive, car quelles que soient les choses que j’ai réalisées dans ma carrière jusque-là, il y aura toujours des doutes. Et on me classe dans l’histoire du jeu, en se demandant : « Est-ce qu’il a fait ci, est-ce qu’il a fait ça ? »" Quelques minutes auparavant, il avait déjà demandé du respect, pour lui et les autres membres de la franchise californienne, après avoir fêté ce titre dans une drôle d’ambiance, à huis clos dans l’AdventHealth Arena du Disney World d’Orlando.

Désormais joueur à avoir disputé le plus de matchs en Playoffs (260), puisqu’il a dépassé Derek Fisher lors du sixième match face à Miami, il est aussi, entre autres, le meilleur marqueur et le meilleur intercepteur de l’histoire des play-offs, ou encore le numéro un aux triple-doubles en finale. Et il pourrait encore s’offrir d’autres records. Mais même avec quatre titres remportés, en dix finales disputées avec les Cavaliers, le Heat et les Lakers, LeBron James reste toujours, pour beaucoup, derrière Michael Jordan au classement du GOAT (Greatest Of All Time, le meilleur de tous les temps). Un débat récurrent auquel il a semblé faire allusion dans un message publié sur son compte Instagram, en légende d’une photo où il fume le cigare de la victoire.

 

 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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LeBron James joins Michael Jordan (6) as the only players in @nbahistory to win four or more #NBAFinals Bill Russell MVP Awards!

 

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Attendre son fils en 2023 ?


"Qu’est-ce qu’ils vont dire maintenant ? Je sais qu’ils vont encore inventer un nouveau critère que personne n’a jamais eu dans l’histoire du jeu. Mais devinez quoi ? Allez-y ! Lourde est la tête qui porte la couronne, dit-on", a ainsi lâché « King James » dans un texte destiné à ses «haters». Qu’il ait ou non envie de rattraper Jordan, qu’il idolâtrait plus jeune, et ses six bagues de champion (mais avec aucune défaite en finale, contre six pour James), pour autant de titres de MVP des finales, on ne doute pas que le kid d’Akron sera motivé pour encore aller chercher des titres. Sa première saison avec Anthony Davis, qui n’a que 27 ans, a été une réussite, et celui qui s’astreint physiquement à un programme drastique pour rester au sommet aura toujours probablement autant faim dans deux ans, soit à la fin de son contrat. D’ici-là, les Lakers ne devraient pas s’affaiblir. Et puis il rêve d’attendre la draft de son fils Bronny, attendue pour 2023, soit vingt ans après la sienne, pour jouer avec (ou contre) lui sur un parquet NBA…
 

LeBron toujours plus dans la légende :