NBA : Karl-Anthony Towns, un KAT indomptable

Reuters

Avec 19 victoires pour 45 défaites et une présence en Playoffs qui tient plus du rêve qu’autre chose, les Minnesota Timberwolves ont au moins un motif de satisfaction cette saison. En effet, pour sa cinquième saison en NBA après avoir été le numéro 1 de la draft en 2015, Karl-Anthony Towns confirme sa montée en puissance. A 24 ans, le natif d’Edison (New Jersey) réalise sans doute la saison la plus intéressante de sa carrière, quand bien même il n’a pas été convié au dernier All-Star Game contrairement aux deux éditions précédentes, payant sans doute la saison manquée des Wolves.

Une absence qui avait laissé à ce joueur parfois indomptable un goût amer : « C’est triste de se dire que les 24 meilleurs joueurs de la ligue ne seront pas présents au prochain All-Star Game ». Malgré une fracture à un poignet en février dernier, qui l’a fait manquer les douze derniers matchs programmés avant l’interruption de la saison en raison de la crise sanitaire, Karl-Anthony Towns offre la meilleure ligne de statistiques offensives de sa carrière avec 26,5 points, 10,8 rebonds et 4,4 passes en moyenne lors des 35 matchs auxquels il a participé.

Avec Towns, Minnesota peut espérer un avenir plus radieux

Mais, s’il reste dans la droite lignée de sa performance de la saison précédente en termes de pertes de balle (3,1 en moyenne par match) et en interceptions (0,9 en moyenne par match), son influence dans le jeu s’affirme également en défense. Moins mis à la faute par les attaquants adverses (3,3 fautes en moyenne par match contre 3,8 la saison passée), Karl-Anthony Towns reste une référence au moment de prendre le rebond défensif (8,1 en moyenne par match).

Avec D’Angelo Russell (23,1 points, 3,9 rebonds et 6,3 passes en moyenne par match), arrivé cette saison en provenance des Golden State Warriors, « KAT » forme un duo de choc sur lequel la franchise du Minnesota pourra s’appuyer pour les saisons à venir. Celui qui détient le record de points en un match des Wolves (56 points face aux Hawks le 28 mars 2018) est encore sous contrat jusqu’en 2024. Une montée en puissance qu’il lui faudra confirmer dès que la crise sanitaire, à laquelle Karl-Anthony Towns a payé un lourd tribut, lui qui vient de perdre sa mère Jacqueline Cruz, permettra un retour sur les parquets dans les meilleures conditions.