NBA : John Wall, le meneur oublié

Reuters

Dans la galaxie extraterrestre actuelle des joueurs NBA, James Harden et Russell Westbrook évoluent sur une planète à part ; que seul LeBron James côtoie avec régularité depuis déjà quelques saisons. Et dans une ligue où la position de meneur de jeu n’a jamais été aussi concurrentielle et fournie, à l’Est comme à l’Ouest, il est bien difficile de se faire une place au soleil. Encore plus quand l’on joue dans une franchise assez peu médiatique telle que Washington, où John Wall parvient avec quelques bouts de ficelles à transformer la formation de la capitale en un candidat robuste aux Playoffs.

Wall : « Beaucoup de gens ne nous voient pas jouer »

"On ne voit pas ce que je fais."

John Wall

Elu joueur de la semaine hier, l’ancien étudiant de Kentucky peine pourtant à récolter auprès du grand public les mêmes louanges que ses alter ego de la Conférence Est : Kyrie Irving (Cleveland Cavaliers), Isaiah Thomas (Boston Celtics) et Kyle Lowry (Toronto Raptors) voire Kemba Walker (Charlotte Hornets), tous en lice pour obtenir leur ticket pour le All-Star Game le 19 février prochain.

Peu médiatisé avec ses Magiciens, Wall souffre d’une situation assez injuste selon lui : « On ne passe pas souvent à la télé et beaucoup de gens ne nous voient pas jouer. On ne voit pas ce que je fais ou ce qu’on fait pour essayer de gagner. Si vous ne vérifiez pas sur Twitter ou ce genre de choses, vous n’êtes pas au courant. » Ainsi, le joueur de 26 ans, triple All-Star, n’a étonnamment jamais connu les joies d’une sélection au sein des prestigieuses All-NBA Teams.

Le Mr. double-double de l’Est

Peut-il aller chercher cette récompense cette année ? Possible si les Wizards intègrent le Top 8 à l’Est. Après deux mois de compétition, D.C est aux portes des Playoffs, à la 9ème place, et Wall est l'un des huit joueurs cette saison à avoir dépassé la barre des 50 points. 52 pour être exact, contre Orlando le 6 décembre. Un match… perdu par la troupe de Scott Brooks. Comme un symbole du mal qui ronge la carrière de Wall, souvent épatant mais trop esseulé dans son équipe malgré les fulgurances du fragile Bradley Beal, son coéquipier du backcourt. Dragster des parquets, le numéro 2 est aussi l'un des joueurs les plus flashy du championnat.

Cette saison, John Wall est le meneur, derrière la machine Russell Westbrook (27), à comptabiliser le plus de double-doubles avec 21 unités (James Harden étant considéré comme un arrière par la NBA). Un classement qu’il domine allègrement sur la côte Atlantique devant Kyle Lowry et Kyrie Irving (6 chacun). Troisième meilleur passeur de la ligue, Wall est en route pour conclure sa troisième saison consécutive à plus de 10 passes/m ! Le tout avec sa meilleure moyenne aux points et son meilleur pourcentage en carrière. Une progression assez peu soulignée. A tort certainement.

@Nicolas_Sarnak


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