NBA : J.R. Smith, l'ami des stars

Reuters

Si J.R. Smith fait régulièrement les gros titres, il n'a jamais été le franchise player de son équipe. Joueur parfois difficile à gérer et habitué aux polémiques extra-sportives, l'arrière a toujours été mis en avant malgré un rôle en retrait sur les parquets. Tout le paradoxe d'un joueur singulier. Dès le début de sa carrière, son éthique de travail a été remise en cause.

Joueur très talentueux à la sortie du lycée, il n'a eu aucun mal à épauler Chris Paul après avoir été drafté par la Nouvelle-Orléans en 2004. Les deux joueurs sont vite devenus proches mais cela n'a pas été suffisant pour sauver la place du shooteur dans l'effectif des Hornets. En 2006, le natif du New Jersey est envoyé à Denver où il va commencer sa métamorphose.

Une relation pour le meilleur et pour le pire avec Melo

Dans l'ombre de Carmelo Anthony, il s'est transformé en véritable joueur d'équipe. George Karl a été à l'origine de ce changement de statut. Un pari risqué mais réussi. Le joueur qui avait été suspendu 16 matchs pour une bagarre pendant sa première saison chez les Nuggets est devenu un joker de luxe. En 2007-2008, le shooteur très adroit termine la saison avec 12,3 points par match sans avoir jamais goûté au 5 majeur. Un exploit qui lui a permis d'être deuxième au classement de meilleur sixième homme.

Dans le Colorado, l'Américain a progressé mais sans jamais contester le statut de leader de Carmelo Anthony. Les deux hommes sont restés proches et ont rejoint les New York Knicks par la suite. Les deux joueurs sont restés liés sur le terrain mais aussi en dehors. Pour le meilleur et pour le pire. Melo, comme Chris Paul, est le parrain d'une des filles de son ex-coéquipier. Mais les deux hommes ont aussi été impliqués dans un accident de voiture en 2007. Si le code du vestiaire a toujours été appliqué consciencieusement par ce joueur impulsif, J.R. Smith a eu plus de mal avec le code de la route. Ses infractions ont été tellement nombreuses que la NBA a décidé de le sanctionner. Mais cela ne l'a pas empêché de continuer à servir ses différentes franchises.

J.R. Smith, fidèle serviteur du King James

En 2012-2013 à New York, il n'a pas démarré le moindre match mais il a réalisé sa meilleure saison. Grâce à un gros impact défensif mais surtout sa capacité à rentrer des shoots sur des courtes séquences, J.R. Smith est le joueur idéal en sortie de banc. Avec des moyennes de 18,1 points et 5,3 rebonds par match, il est allé chercher le trophée de meilleur sixième homme. Un statut qui lui a permis d'épauler une autre légende : LeBron James.

Recruté par Cleveland en 2014, J.R. Smith a joué un rôle important dans le titre remporté en 2016. Ses 12,4 points par match à 40% aux tirs à trois points ont permis aux Cavaliers de remporter une bague. Mais plus que cette ligne au palmarès, il s'est assagi aux côtés de King James. « Son éthique de travail et sa volonté ont changé ma vie. Je regarde la situation avec une perspective différente, j’ai toujours été quelqu’un qui travaillait… J’étais incertain de mon jeu et je ne voulais pas que les gens le voient. » disait J.R. Smith dans un podcast l'an passé.

Une relation suffisamment forte pour faire oublier sa boulette du Game 1 de la finale 2018. Coupé par la franchise de l'Ohio il y a presque deux ans, le shooteur n'a plus joué depuis. Mais il est resté dans le petit monde de la NBA et a notamment été aperçu en pleine balade à LA avec LeBron James le mois dernier. La preuve que même s'il n'est pas le joueur idéal, J.R. Smith peut être un coéquipier modèle.